Révolutions ex-traordinaires furcerte côte.
45? g - CANAUX DE NAVIGATION ,Chap. XVIII.
6yy. La Demer tombe dans la Dyle entre Louvain & Malines; cette rivièrepourroit porter bateau íî l'on entretenoit son lit plus profond, & qu’on y fitles réparations qu’on avoit commencées en 1721. On a auffi parlé souvent dela réunir avec la Meule, dont elle approche d’environ dix milles entre Ton-grès , Mastricht & Bilsen ; il a été íòuvent question de ce canal dans les Etatsde Brabant. Pontus Heuter de Belgio ann. 1598 L. II, Cap. 29. Les guerresde Flandre dans le 16 e siècle en empêchèrent l’exécution ; mais on renou-velle ce projet de temps à autres : un Poëte d’Aerschot, ville qui est íur laDemer , saiíoit des vœux pour la réussite.
Crebris fœdata ruinisMosa , sed in Demeram si quando influxerit, unâDefluet in nostros Lydia gaza lares.
Eyckius j Centurìa urbìum Belgii.
6y6. Nous remarquerons à cette occasion quelles étonnantes variations leseaux des Pays-Bas ont éprouvées, si la ville de Tongres étoit un port de meril y a iyoo ans, comme plusieurs Auteurs le soutiennent ; cependant ce senti-ment est réfuté par Heylen , pag. 73.
Vredius, dans ion histoire du Comté de Flandre, íoutient que la mer alloitjusqu’à Gand, parce que dans la vie de Charlemagne, il est parlé d’un portoù il y avoit des navires ; mais la rencontre de quatre rivières íìiffisoit bien poury procurer une petite navigation ; il y a peu de villes auffi heureusement situéesa cet égard. Il en efl: de même de Saint-Omer, où plusieurs Auteurs pré-tendent que la mer arrivoit, tel est Ortelius, Theat. Orbis. On y a trouvé desancres, des proues de vaisseaux, & il y a plusieurs preuves historiques à l’ap-pui de ces faits. Mais voyez Heylen, pag. 97.
La plus grande révolution de cette espèce seroit la séparation de l’An-gleterre & de la France , si jamais elles ont été réunies, comme le peníènt biendes Auteurs ; témoins les vers íùivans.
Sed loca vi quondam & vasta convulsa ruinaDissiluiíTe ferunt ; cùm protinus utraque tellusUna foret venit medio vi pontus, Sc undisBritannum Flandro abscidit a t vaque & urbesLittore diductas angusto interluit xstu.
Richard Van der Stege , Nederlantfche Oudheden. Cap. II, Sí Math^eus •Van der Hoeven , Hanveft Chron. Lib. III. Cap. X, font auffi du mêmesentiment ; Histoire ne fournit rien à cet égard ; mais il y a quelques indicesphysiques de cette ancienne jonction , comme on le peut voir dans la Piècede M. Desmarest, aujourd’hui Membre de l’Académie Royale des Sciences deParis y intitulée : Dissertation sur V ancienne jonSion de V Angleterre a la France ,qui a remporté le prix au jugement de I Académie des Sciences , Belles-Lettres &Arts d’Amiens , en Vannée i/jl, avec des plans SC des cartes topographiques ,par M. Desmarejl. A Amiens l/Jg , 157 pages in-11. On peut voir auffifur les révolutions de la côte de Flandre, le premier volume des Mémoires def Académie de Bruxelles, qui a paru en 1777.