Buch 
Des canaux de navigation, et spécialement du Canal de Languedoc / par ... de la Lande
Entstehung
Seite
537
JPEG-Download
 

r

i

ÂSIE, ÂMÊRIQÚË.gnoit pas fous des Princes tels que les successeurs de Gengîs-ÌCan ; mais òn névoit rien dans le canal de la Chine d aussi ingénieux \ d’auffi commode Scd aussi surprenant que dans le canal de Languedoc ; on n’y trouve pas f intelli-gence quí règne dans toutes les parties de ce canal ; on n’y à pas eu à surmonteslà difficulté qu’ii y àyoit de rassembler dans les montagnes des eaux disperséesfur une longueur de 30 milles,de trouver lê point de partage fix cents piedsau-deílùs des deux mers, pour distribuer des eaux qui avoient eU de tout tempsUn Cours différent. Le défaut d’éciufes à bassins rendoit impraticables des ou-vrages de cette eípècé à la Chiite, de même que chez tous les peuples anciens.

Ce qu il y a de plus beau à voir fur le canal de la Chine, c est ce grandnombre de belles Sc grosses barques Impériales, divisées par bandes, Sc com-mandées par des Mandarins particuliers, qui marchent avec beaucoup d’ordre ,Sc qui íònt chargées de tout ce qu’il y a de meilleur dans les Provinces. Ondit ordinairement que le nombre de ces barques, entretenuës aux frais de l’Em-pire, va jusqu à dix mille , c’est l’opinion commune, qui est conforme à còquòn lit dans plusieurs livres imprimés, comme nous savons déja remarqué.Cependant lêS Mandarins qui veillent íur les transports des denrées , Sc quîles comptent au paísege, ont souvent assuré qu’ils n en avoient jamais vu venitque quatre ou cinq mille ; mais cela même est surprenant, quand on consi-dère ìa grandeur de ces barques, dont plusieurs font de 80 tonneaux , Sc quandon fait réflexion quelles ne font entretenues que pour fournir à la subsistancede la ville Impériale. ( Dâhalde y T. I, pag. 34. )

Le P. le Comte dit feulement que, si l'on en croit les Chinois, il y a millebarques de 80 à 100 tonneaux„ qui font le voyage une fois fan, toutes char-gées pour f Empereur ; fans compter celles des particuliers, dont le nombreest infini. Quand ces prodigieuses flottes passent, òn diroit quelles portentle tribut de tous les Royaumes de l’Orient, Sc qu’un seul de cês voyages doitfournir pour plusieurs années à la subsistance de la Tartarie.

Quoique nous n ayons parié que du canal Royal pour aller de Canton àPéking, il y en a un autre, par lequel on évite le portage de la montagnedans la Province de Quang si : l’on a joint ensemble, & le fleuve qui va àCanton se jetter dáns la mer, Sc celui qui après avoir traversé la Province deHou Quang, entre dans le grand fleuve Yang tseKiang, où vient aboutir legrand canal Royal, comme on fa déja remarqué. L’eau qu on ramaíse des mon-tagnes qui. font dans le nord de la Province , forme près de la ville Hin ngar*bien une rivière aíïèz petite, dont on arrête lé cours par une digue, dune hau-teur proportionnée aU tertein le plus élevé, íùr lequel commence à coulercette quantité d’eau, que fa force oblige de selever au-dessus de se pente natu-relle , à laquelle on abandonne lë íùrplus de seau. Mais ce canal qui ne va pasloin, fans entrer dans les deux fleuves dont j ai parlé, n’est ni si commode, ni íìbien entretenu, que le grand canal. L’eau y est souvent si basse, qu’en plu-sieurs endroits les barques sent plutôt tirées fur le gravier, quelles iie sentpoussées íur l’eau. Dans ce canal, les espèces d écluses ou permis (770) qu’osta décrits, Sc qui servent à augmenter seau en f arrêtant, ne sent faits la plupart

V6

Sarqtíes Ifcpá-rialeso

Xutre comttíutïí-''Canon de Cantonà Pékin,