ANCIENS CANAUX DANS UIT A L IE.
jan fit creuser le canal qui porta son nom. 11 commencoit au-dessous de PonteMolle, & passoit par les champs du Vatican, dans 1 endroit qu’on a depuisappelle Strada délia valle dell inferno . Pline le jeune parle de ce canal dansses lettres, VIII. 17.
83 5* Le canal des Marais Pontins fut dans ce genre un des ouvrages lesplus importans de lltalie ; il conduisoit du Forum Apii à travers les maraisPontins jusques près de Terracine ; il avoit lê double avantage de dessécherces marais Sc de servir en même temps à la navigation. Le nom des maraisPontins ou Pomptins venoit de la ville de Pometía selon Pline, ou de cellede Pontina suivant Festus ; on en peut voir la description dans mon Voyaged Italie. Le terrein occupe depuis par ces marais contenoit autrefois plusieursvilles depuis le fleuve Astura jusqu a Terracine ; ils étoient formés principa-lement par 1 Liens Sc 1 Amafenus ; les vapeurs meurtrières qu ils exhaloient Scles autres incommodités de leur voisinage, durent nécessairement occasionnerla ruine de ces villes,& faire déserter toute cette contrée ; en les desséchant,on rendoit a lair íà premiere salubrité; on mettoit en valeur un grand espacede terrein inutile , & le canal qui! falloir creuser à ce dessein, devoit íèrvir àtransporter des marchandises Sc des voyageurs. II nest pas bien sûr si Appiustravailla à destecher ces marais quand il sit construire ce beau chemin qui porteTon nom,& dont il subsiste de nos jours des restes précieux. Mais ce pays étanttrès-sujet à des inondations , il a pu arriver que les marais soient revenus de-puis dans le premier état. En effet la République connoissant les grands avan-tages qui reíultoient de leur dessèchement, chargea le Consul Céthegus à quicette Province étok échue, de les dessécher , & il en fît un territoire fertile »Pline , L. IV. G.4. Gefut 162 ans avant J. C. fous le Consulat de M. CornéliusCéthegus Sc de L. Anicius Gallus. Ce travail devint inutile , soit par la négli-gence & le défaut d entretien , soit par la nature du lieu ; car César se pro-poíoit d en faire de nouveau une campagne qui sût propre à 1 agriculture, Scqui sût en état de nourrir plusieurs milliers d’habitans. Plutarque Sc Suétonedans la vie de ce Prince, disent la même chose ; Sc Dion fait entendre qu ifavoit envie d y construire une chaussée ; mais les assassins de ce grand hommearreterent les projets utiles qu il méditoit. Enfin fous Auguste on tira un longcanal a peu-pres parallèle a la voie Appienne, Sc peu éloigné de cette route -Strabon, L. V. Ce canal etoit rempli des eaux des marais Sc des rivières voisines.On s y embarquoit le soir, on en sortoit le matin pour continuer son cheminpar la voie Appienne ; Sc les bateaux qui servoient au transport,étoient tirés lejour par des mulets. Lucain en parle dans ion troisième Livre :
Et qua Pomptinas via divìdk uda paludes 3Sc Horace décrit fa navigation fur ce canal dans son voyage de Brindisi,
Egrejfum magna me excepìt Arida Rotnâ, &c. L. I. Sat. 5.
8 3 d. En faiíànt creuser ce canal, Auguste eut encore l’avantage de procurerle dessèchement des marais Pontins , qui produisirent d abondantes récoltes.C est ce qu Horace a exprimé dans ces vers de f Art Poétique, vers
Canal (les jfeaisPontins,