PRÉLIMINAIRE. xix
erre A quelqu’un comme un rayon cle miel. Studere , vient deSt qui'servit A designer tout état fixe- &.permanent, Petere , ancien-nement Beto, fut composé du Verbe ha, aller, & du Verbe ito, quidésigne le soin, fempreísemenc avec lequel on agit, Bc-ito étoitdonc aller & venir avec empressement, avec sollicitude 5 mais n’est-cepas chercher, demander, solliciter ?
Les Impératifs tange , punge , ejlo , &c. ne paroiíTent pas Acette personne ctre les primitifs de leurs Verbes, dont la syllaberadicale est au prétérit, dg,pig, &c. Mais de ce que quelques Im-pératifs se sont insensiblement altérés, on n'en peut rien conclurecontre le principe général. Es-to s’est formé de l’ímpératif esjoint A la seconde personne tu ou to. Tangepunge , se prononcè-rent d’abord tage, puge\ insensiblement, ils se nazalerent en tan-ge, punge, comme il est anivé à une multitude de mots. II est mêmeapparent qu’ils s’écrîvirent d’abord par deux gg } tagge , pugge -,&; qu ensuite le premier g devint un n , A la maniéré des Grecs Scde quelques autres Peuples: c’est ainsi que le mot Ange, s’écric engrec aggelos , tandis qu'il se prononce angelos.
La même Personne demande comment les Verbes Déponenspeuvent être passifs, puisqu’ils font souvent suivis de {'accusatif quidésigne toujours un Verbe actif: mais nulle contradiction en cela,puisque ces Verbes qui dansl’origine étoient passifs, ayant été prisinsensiblement dans un sens actif, furent dès-lors nécestairementsuivis d'un régime actif. En disant que les Déponens font des pas-sifs, nous parlons de leur essence propre Sc primitive, Sc non del’emploi particulier Sc détourné qu'o n en a fait dans la fuite destems.
Un profond Métaphysicien nous a objecté quesil’homme par-loit aussi naturellement qu il marche, il s’ensiiivroit que tous les'
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