î. ers ÂGES
DU MONDE.
ÉGYPTIENS.
* Pline,lìb. XXXVI,cap. 8.
12 Discours
étoient consacrés au Soleil, dont le domaine s’étend furtous les élémens. Le fond de ía couleur de cette pierreest le rouge qui y domine, emblème du feu, principe de lavie ct de factivité de la Nature. Le fond est mêlé de parti-cules cristallines ou micacées , dont la transparence est lesymbole de la diaphanéité de l’air; il est semé de tachesbleues & noires, dont les premières désignent seau, & lesautres par leur opacité, ï’élément grostier de ía terre. Elleétoit encore parsemée de petites particules d’or : lapisThebáicus guttis interflinélus aureis *, qui, selon eux, fontf emblème du Soleil. Mais, fans nous arrêter à des conjecturesqui n’ont de fondement que dans imagination des gens quiles ont mises en avant, nous passerons à la différence, quiconsiste ou dans leurs diverses hauteurs, leurs proportions,les caractères qui y font gravés, ou en ce qu ils n enportent aucun,
On trouve encore en Egypte de ces fortes de monumensqui n’ont pas plus de dix à douze pieds de hauteur ; on envoit à Rome qui en ont de vingt à trente, de soixante & dixà quatre-vingts ct jusqu a cent quarante. II y en a d’Iíàèdresdont les côtés font égaux , d’autres dont la base est un paral-lélogramme. Les gens à conjectures croient encore avoirtrouvé des raisons de cette différence, ct prétendent que lesobélisques à côtés égaux surent consacrés aux Dieux, & lesautres érigés à Ia gloire des Monarques qui fe rendirentcélèbres ; mais ce qu’il y a de plus probable en cela, c’estque cette différence vint simplement de celle des longueurs& épaisseurs des blocs détachés de leur matrice. Quant auxdifférences essentielles, elles consistent, comme on fa vuci-deífus, dans les caractères qui y surent gravés, qui nedevant point exprimer les mêmes choses, durent être ou
différons