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Discours sur les monumens publics de tous les âges et de tous les peuples connus : suivi d'une description de monument projeté à la gloire de Louis XVI & de la France : terminé par quelques observations sur les principaux monumens modernes de la ville de Paris, & plusieurs projets de décoration & d'utilité publique pour cette capitale / par M. l'abbé de Lubersac
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î. ers ÂGES

DU MONDE.

ÉGYPTIENS.

* Pline,lìb. XXXVI,cap. 8.

12 Discours

étoient consacrés au Soleil, dont le domaine sétend furtous les élémens. Le fond de ía couleur de cette pierreest le rouge qui y domine, emblème du feu, principe de lavie ct de factivité de la Nature. Le fond est mêlé de parti-cules cristallines ou micacées , dont la transparence est lesymbole de la diaphanéité de lair; il est semé de tachesbleues & noires, dont les premières désignent seau, & lesautres par leur opacité, ïélément grostier de ía terre. Elleétoit encore parsemée de petites particules dor : lapisThebáicus guttis interflinélus aureis *, qui, selon eux, fontf emblème du Soleil. Mais, fans nous arrêter à des conjecturesqui nont de fondement que dans imagination des gens quiles ont mises en avant, nous passerons à la différence, quiconsiste ou dans leurs diverses hauteurs, leurs proportions,les caractères qui y font gravés, ou en ce qu ils n enportent aucun,

On trouve encore en Egypte de ces fortes de monumensqui nont pas plus de dix à douze pieds de hauteur ; on envoit à Rome qui en ont de vingt à trente, de soixante & dixà quatre-vingts ct jusqu a cent quarante. II y en a dIíàèdresdont les côtés font égaux , dautres dont la base est un paral-lélogramme. Les gens à conjectures croient encore avoirtrouvé des raisons de cette différence, ct prétendent que lesobélisques à côtés égaux surent consacrés aux Dieux, & lesautres érigés à Ia gloire des Monarques qui fe rendirentcélèbres ; mais ce quil y a de plus probable en cela, cestque cette différence vint simplement de celle des longueurs& épaisseurs des blocs détachés de leur matrice. Quant auxdifférences essentielles, elles consistent, comme on fa vuci-deífus, dans les caractères qui y surent gravés, qui nedevant point exprimer les mêmes choses, durent être ou

différons