SUR LES MûNUMENS. I 3
difsérens ou différemment ordonnés : comme il est prouvépar la simple inspection de ces Monumens.
Ces sortes de pyramides surent tronquées à leur sommet,& terminées par une autre petite pyramide nommée lepyramidion ; parce que fi l’on eût voulu les évider dans laproportion de leur base, il eût fallu leur donner une hauteurinfinie ; au lieu qu’on adopta la proportion décuple, de sortequun obélisque de quatre pieds de base eut quarante piedsde hauteur. Celui de dix pieds en eut cent jusqu’au pyra-midion , dont la hauteur sut fixée à la longueur d un descôtés de la base pour les obélisques Iíàèdres, & à celle duplus grand côté de cette même base pour ceux dont lesfaces étoient inégales. La différence de la largeur de lobé-ïisque, de sa base à son sommet, le pyramidion noncompris, étoit de deux tiers; le sommet sut donc le tiersde la base.
Ceux que les empereurs Romains firent venir à Rome,font divisés en trois classes, dont quatre de la première;savoir, sobélisque du Vatican, celui de Saint-Jean-de-Latran,le Flaminien & celui du champ de Mars. Ceux de laseconde sont sobélisque Pamphile, le Barbarin ou Veranus,ï’Eíquilinus & le Saluítianus. Enfin, ceux de la troisièmeclasse ou les plus petits, font le Mahutaeiis, celui de Médicis,le Scaurocelius, & un quatrième tronqué placé devant lecollège Romain. Nous parlerons de chacun deux à Farticlede Rome, comme faisant actuellement partie des monumensde cette ville encore fi célèbre, quoiqu infiniment déchuede fa splendeur antique.
Les obélisques de la seconde & de la troisième classe,sont plus intéreísans pour les Philosophes que les grands, ence que plus près des premiers temps de l’Egypte, ils surent
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I. erS AGES
DU MONDE.
ÉGYPTIENS.