I. ers ÂGES
DU MONDE.
EGYPTIENS.
14 Discours
réellement Sc uniquement destinés à servir de dépôt auxvérités du premier ordre, dont ta trace s’étoit obscurcie ouperdue dans presque tous les esprits ; vérités qui ne passèrentaux Sages qu’avec ía connoissance de Iécriture symbolique,dont leur inventeur se servit pour les perpétuer : mais st dèsles premiers temps elles surent à la portée de peu de gens,au lieu de les dégager peu-à-peu des superstitions danslesquelles la nation Egyptienne fut plus enséveíie qu’aucuneautre de la Terre, leurs prêtres intéressés fans douteà conserver des erreurs qui leur profitoient, les ïaiísèrentinvétérer au point que ía vérité n’a pu percer ï’enveloppeépaisse qui l’obscurcit depuis que ce peuple subsiste.
Au reste, lorsqu 011 a eu le malheur de perdre ía notionst simple Sc st naturelle d’un Être unique, agent universel Scsuprême , la superstition se sait bientôt une foule de divinitéslocales â. tutélaires pour y suppléer. Une pierre de figurebizarre, les plantes les plus communes, lanimal utile commele plus dangereux, le reptile le plus dégoûtant Sc le plus vilinseéte, deviennent des objets de culte scj; aussi, quoiquechaque nome de f Egypte eût fa divinité propre, dont lescaractères reconnus étoient exposés au lieu le plus éminentdes temples pour être distingués des autres, Ia superstitionn’en- voulut désobliger aucune de celles qu’on adoroit ailleurs,Sc leurs caractères furent prodigués dans les temples, fur lesmonumens publics, Sc même jusque dans les tombeaux.
Après le culte divin, 011 lait qu’un des points capitaux deía religion Egyptienne fut íe foin de ía sépulture des morts.Soit qu 011 le fasse dériver de la croyance où son étoit,
(c) O sanílas gentes, dit ironiquement Juvénal, quïbus luec najcuntur ïnhoitis numina !