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Discours sur les monumens publics de tous les âges et de tous les peuples connus : suivi d'une description de monument projeté à la gloire de Louis XVI & de la France : terminé par quelques observations sur les principaux monumens modernes de la ville de Paris, & plusieurs projets de décoration & d'utilité publique pour cette capitale / par M. l'abbé de Lubersac
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I. ers ÂGES

DU MONDE.

EGYPTIENS.

14 Discours

réellement Sc uniquement destinés à servir de dépôt auxvérités du premier ordre, dont ta trace sétoit obscurcie ouperdue dans presque tous les esprits ; vérités qui ne passèrentaux Sages quavec ía connoissance de Iécriture symbolique,dont leur inventeur se servit pour les perpétuer : mais st dèsles premiers temps elles surent à la portée de peu de gens,au lieu de les dégager peu-à-peu des superstitions danslesquelles la nation Egyptienne fut plus enséveíie quaucuneautre de la Terre, leurs prêtres intéressés fans douteà conserver des erreurs qui leur profitoient, les ïaiísèrentinvétérer au point que ía vérité na pu percer ïenveloppeépaisse qui lobscurcit depuis que ce peuple subsiste.

Au reste, lorsqu 011 a eu le malheur de perdre ía notionst simple Sc st naturelle dun Être unique, agent universel Scsuprême , la superstition se sait bientôt une foule de divinitéslocales â. tutélaires pour y suppléer. Une pierre de figurebizarre, les plantes les plus communes, lanimal utile commele plus dangereux, le reptile le plus dégoûtant Sc le plus vilinseéte, deviennent des objets de culte scj; aussi, quoiquechaque nome de f Egypte eût fa divinité propre, dont lescaractères reconnus étoient exposés au lieu le plus éminentdes temples pour être distingués des autres, Ia superstitionnen- voulut désobliger aucune de celles quon adoroit ailleurs,Sc leurs caractères furent prodigués dans les temples, fur lesmonumens publics, Sc même jusque dans les tombeaux.

Après le culte divin, 011 lait quun des points capitaux deía religion Egyptienne fut íe foin de ía sépulture des morts.Soit qu 011 le fasse dériver de la croyance son étoit,

(c) O sanílas gentes, dit ironiquement Juvénal, quïbus luec najcuntur ïnhoitis numina !