SUR LES M O N U M E N S. <p j
Sainte-Geneviève, où à peine peut-on y lire aujourd’huiune simple inscription fixée fur un des piliers de la .nef.Ne seroit - ce donc pas le cas d’élever à ce grand hommeune statue dans une des chapelles de Sainte - Geneviève,lorsque ce nouveau Sc superbe temple sera terminé!
L’incendie de 1 666 sut presque général dans Londres,puisqu’is coníìima plus de treize mille maisons, Sc presquetous les édifices publics, tant anciens que modernes, dansleípace feulement de trois jours, où cependant il n’yeut que huit personnes qui périrent.. Cet incendie commençachez un Boulanger ; il falíoit qu’aíors Ja ville ne fût bâtiequ’en bois, puisque íe feu se communiqua auífi promptement.Les habitans eurent sept ans pour construire leurs maisonsSc autres édifices publics ; mais par une espèce de prodige,cette ville fut renouvelée dans í’espace de trois annéesseulement, Sc avec bien plus de solidité Sc d’agrémentqu’avant ce désastre affreux. La perte sut énorme, puisqu’eííese monta par un compte, même modéré, à neuf millions delivres sterlings.
Les égouts, les quais surent commencés dans le mêmetemps. On érigea auífi cette superbe colonne appelée leMonument, qui en effet en est un bien remarquable decette affreuse catastrophe ; Sc Ion commença à jeter lesfondemens de la nouvelle église métropolitaine de Saint-Pauí, fur remplacement de fancienne qui avoit été éga-lement incendiée.
La colonne ou Monument fut consacrée en mémoirede fincendie dont nous venons de parler; elle est d ordredorique Sc cannelée, portant fur un piédestal quarre, dequarante pieds de haut fur vingt - un de diamètre : ionexhaussement en totalité est de deux cents deux pieds : l’on
3. me ÂGE
DU MONDE.
ANGLETERRE.