SUR LES MoNUMEN S. I 6 Jgouvernement, il s occupe en en prenant ïes rênes, cìu foincíe se choisir un coopérateur capable de ïe seconder dansf exécution de íès projets : il appelle près de lui un autrePoíyclète, qui a consumé presque íà vie entière dans ïepénible métier de gouverner les hommes, dont lame honnêteâ mûrie, pour ainsi dire, par les affaires, le temps & lesrevers, n’a plus qu’une passion , i amour du bien, & íeslumières nécessaires pour fopérer.
Mais quelle que soit la vigueur de lame de ce Sage,elle succomberait sous le poids d une administration immense,si íes détails n’en étoient partagés : chaque branche exige unhomme tout entier; le Monarque le fait, mais il attend pourannoncer son choix, que les vœux de la Nation semblentïe nécessiter. C est à un Militaire vertueux, consommé dansla science de la Guerre, qu’ií confie ce département; unNégociateur habile est chargé de celui des relations politiquesde í’Empire françois avec ïes autres Puislânces de f Europe;celui de la Marine est donné à un Magistrat, dont íesgrands taïens se sont montrés avec éclat dans íes fonctionsnon moins importantes que délicates de ïa Police de Paris:la régie des Finances est confiée à un autre, dont ïe nomseul sait naître ï’idée de I'intelligence unie à tout Ie zèle d’uncitoyen vertueux. II donne pour Chef à ses Cours de justice,un Magistrat qui a íong-temps présidé, avec fappïaudistementgénéral, lune des plus célèbres d'entr elles; enfin, chaquebranche de l'administration est régie par fhomme que IaNation eût choisi elle - même, si ce choix lui eût étéremis, mais que ses vœux du moins y appeíoient. Qu est-ceque la France ne doit pas attendre dun Souverain qui laitchoisir ainsi }
Contemplez, François, ce rejeton sacré de la plus auguste
3- me ÂGE
DU MONDE.
FRANCE
moderne.
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