SUR LES MûNUMEN S. I ÓpJes choses, il faut avoir vu les uns & les autres ; aufïìveut-il tout examiner par lui-même, pour faire aux objetsréels , lapplication des connoissances qu’ií a acquises parf étude & la réflexion.
Ce jeune Roi va donc parcourir ses Etats ; suivons,François , suivons notre auguste Monarque dans ce voyageintéressant. Ce nest point une curiosité stérile,; ce n estpoint le frivole orgueil d'étaler aux yeux de ses sujets, lapompe & sécïat du Trône qui le guide, c’est le tendreintérêt qu’ií prend au bonheur de ses peuples, c’est ledésir ardent de le faire lui-même, qui lui ont inspiré cettegénéreuse résolution.
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II parcourt les provinces du nord de son Empire, avecles Princes ses frères ; le génie de Vauban Imtroduit dansles forteresses dont il a hérissé ses frontières, & en luimontrant les règles de ion art, il lui développe toutes lesressources qu’on en tire pour l’attaque & la défense. LeMonarque voit à laide du flambeau que porte devant luice génie sublime, la correspondance de toutes les parties,& comment elles se prêtent mutuellement du secours.
Les arsenaux s ouvrent, & les Princes n’aperçoivent autourdeux que de vastes amas de toutes sortes d armes, qu unpremier signal de guerre va mettre dans les mains de centbataillons, qui brûlent de signaler leur bravoure & de volerà la gloire : le jeune Monarque visite les places maritimesde ses provinces, & ce nest pas fans douleur qu’il voit lunedes plus importantes d’entre elles, tellement déchue de lasplendeur quelle avoit encore au commencement de cesiècle, quelle en est méconnoiíïàble; par-tout il porte lemême intérêt, la même attention, le meme désir de connoîtrela situation réelle des pays qu’il visite.
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3- me ÂGE
DU MONDE.
FRANCE
moderne.