3- me AGE
DU MONDE.,
FRANCE
moderne.
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ïpo Discours
x> Tu viens de parcourir, en homme & en Prince qui veut» réellement s’instruire, ce dépôt universel des travaux des» générations qui ne font plus; leurs manès qui reposent ici» sont encore animées du souffle Divin qui les inípira : va^ maintenant par ta présence auguste, exciter laideur de ceux^ qui ne respirent actuellement, que pour la gloire & sim-n mortalité quïís décernent aux autres en se ia procurant à» eux - mêmes.
» Contemple près d’ici cette Basilique íuperBe, commencéex, sous les auspices de ton aïeul, ct qui va te devoir fa per-x> section. Hâte-toi de faire jouir les habitans de ta Capitalex> du monument le plus auguste de ce genre qui la puistex> décorer (^). Vois à lune de ses extrémités cette maíìè énormex, dont í’extérieur ne présente qu’un plan irréguïier, monte fur» la plate - forme qui íe termine, fixe ton œií à ce cylindre^ transparent; fuis le cours de ces sphères brillantes qui meublent
x> ía profondeur incommensurable des cieux, tu pourras calculerx> leurs grandeurs, leurs distances, leurs marches diverses &x> même jusqu a celle de ces planètes errantes, dont les retours» non prévus jusqu’au siècle précédent, avoient fi long-temps» effrayé í’ignorance, qu un des plus profonds raisonneurs de» notre temps n’a pu guérir de ces terreurs imaginaires (cl).x> Descends de-Ià dans ces souterrains ténébreux; compares-yx, les effets divers de la lumière & de I obscurité, de ía chaleur» & du froid, de î’air libre ct de sair concentré. Que de» phénomènes i’expérience que tu vas te faire va t’expliquer !» tu verras par la fuite ^application des connoiffances que tu» auras acquises. La plupart d entre elles font arrivées à la» perfection dont elles font susceptibles; porte maintenant tous
(z) La nouvelle Égiiíe de Sainte-Geneviève.(a) L’Observatoire bâti en 1 66 j.