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Discours sur les monumens publics de tous les âges et de tous les peuples connus : suivi d'une description de monument projeté à la gloire de Louis XVI & de la France : terminé par quelques observations sur les principaux monumens modernes de la ville de Paris, & plusieurs projets de décoration & d'utilité publique pour cette capitale / par M. l'abbé de Lubersac
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3« me ÂGE

DU MONDE.

FRANCE

moderne.

2 ! 8 D I S COURS

notre jeune Maître sur le Trône. Des fables brûlans deTAfrique, du sein même de ces Nations presque aussi férocesque les animaux cruels que cette contrée nourrit, un habitantdu mont Atlas, témoin de cette mémorable époque, esttout - à - coup transformé en un autre homme : oui, mesconcitoyens, ses pleurs & ses transports sont naturalisé; ceítun François depuis íe jour intéressant notre jeune Roi,placé sur son Trône dans toute la pompe & I éclat de íamajesté par ses frères même, les Princes de son Sang, lesGrands de son royaume, reçoit ies hommages de fa Nationentière par ces augustes représentant Au moment unpeuple innombrable, introduit tout-à-coup dans ce Templevénérable, se prosterne & adore le Roi des Rois dans fa viveimage; & mêlant ses acclamations au chant des hymnes detriomphe, au son des inítrumens guerriers, au bruit des salvesredoublées de lartiílerie & de ía mousqueterie surmonte, par1 éclat des cris de vive le Roi, & étouffe, pour ainsi dire,tout autre bruit; tandis que Iairain suspendu dans les airs,annonce au loin íheureuse fin de Ia plus brillante & de Iaplus auguste des cérémonies ; bientôt, des extrémités duroyaume, ies transports de salíégreffe universelle répondentà ceux quexcite dans Reims ce fortuné moment.

Yvreíïe précieuse, que vous répondez bien à Iaffeétionpaternelle que Louis porte à ses peuples î Quelle preuveplus authentique en voulez-vous, François, que Tordre quibrise Ies barrières que Tubage met entre vos Maîtres & vous,que le refus que fait ce Prince des décorations dont on veutembellir Ies lieux de son passage, en ce quelles pourrbientvous dérober le plaisir inexprimable de porter vos regardsfur lui, & dérober son peuple aux siens l que la doucepopularité de votre bon Roi, qui lui fait en quelque forte