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Discours sur les monumens publics de tous les âges et de tous les peuples connus : suivi d'une description de monument projeté à la gloire de Louis XVI & de la France : terminé par quelques observations sur les principaux monumens modernes de la ville de Paris, & plusieurs projets de décoration & d'utilité publique pour cette capitale / par M. l'abbé de Lubersac
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S U R L E S MONUMEN S. y

Cavalier, en jugeroient mieux siís étoient fur un plan parallèle au sommet dupiédestal. Le pli en est noble Se plein de grâces.

Les épaulés íont ía plus belle partie de ce cheval, on y voit le jeu desmuscles, pour opérer la belle attitude que lArtiste a donnée à la jambe gauchede lanimal. Les extrémités antérieures font pleines de détails les connoisseurstrouveront des beautés lans nombre. Le dos, les reins, les côtés, les flancs,toutes les parties qui forment le corps, peuvent soutenir lexamen le plusrigoureux. On en peut dire autant de toutes les parties de larrière-main ; maisce qu on peut avec raison reprendre dans le célèbre Artiste -qui a exécuté cemonument, cest:

i.° Davoir pris son modèle trop vieux, quoique le cheval qu il a copié eûtété dans son jeune âge un des plus parfaits de son genre, ce qui fait que lacopie participe en général des altérations que la vieillesse avoit opérées dansìoriginal, Sc que les connoiflèurs sentent si bien.

L." L'allure indéterminée qu a donnée à lanimaí: cette allure, en estèt,nest ni le pas le cheval a toujours trois pieds fur le fol; ce qui auroit en-tièrement évité un pli trop fort dans la cuiflè droite, Sc cette jambe en I air àlaquelle il a fallu donner un appui factice qui produit un mauvais effet.

Ce ne peut être auíìi le trot, Bouchardon nauroit certainement pas choisilallure la plus désagréable pour un Monarque qui entre dans Capitale, Scpar conséquent la moins propre pour son objet.

Ce nest point non plus le pajfage; cet air de manège, qui doit être raccourci,nest pas celui qua íe cheval, puiíqu est très-alongé dans íe déploiement dela cuisse Sc de la jambe de derrière : dailleurs, cet air exige de la part ducavalier une attention que ne doit point avoir un Monarque, qui la doit touteentière aux témoignages damour Se de respect quil reçoit de lès Peuples, aumilieu desquels on íe supposé. Plus de docilité aux conseils du feu Comte deLuberfac, lhomme du monde, permettons-nous de Ie dire, íe plus profonddans íart de lequitation, Se qui certainement connut Ie mieux les formesexquises du cheval, eût fait éviter à cet Artiste célèbre les défauts quon peutlui reprocher à cet égard. II eût fallu de plus quil eût fait une étude particu-lière Sc approfondie de la nature de cet animai, ce que peu dArtistes, Sculpteursou Peintres, ont fait jufquici, Sc ce qua entrepris avec constance Sc un grandtravail, le sieur Sally, pour exécuter à Coppenhague un monument du mêmegenre.

Avec les défauts dont nous venons de rendre compte, ce cheval est íânscontredit Ie plus beau de tous ceux quon a connus jufquici, Sc ne ressembleen rien à ces masses informes que nous voyons dans divers quartiers de cetteCapitale.

Quant à la position de lhomme, les amateurs en cavalerie les plus difficilesà contenter, auroient bien de ía peine à y reprendre ía moindre chose. C assiette,cette partie la plus eíîentieíle de lhomme de cheval » est dans ía plus exacterègle ; les cuiíïès font bien posées, fans être ni trop en avant ni trop en arrière;

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