SUR LES MONUMEN S. x j
le sieur Duvernay, qui sacrifia íe reste de ses jours à consolider dans toutes lesparties d’administration ce nouveau monument. Qu’ií nous soit permis d’ajouterici que le Comte de Lubersiac concourut également à ía formation de cettenouvelle École, en ce qu’il fut chargé directement, par le feu Roi, de formerdes Officiers dans les exercices militaires, & singulièrement dans la partie del’équitation, pour conduire d après les principes, règlemens & discipline établisà i’Ecoíe des Chevaux-légers de la garde, la nouvelle École-militaire, & q ueencore aujourd’hui il s’y trouve de ces mêmes Officiers, élèves du Comte deLubersiac. Cet établissement fut donc consacré à y recevoir la jeune Noblessedont les pères ont consumé leur vie ou leur fortune au service de la patrie.Si les manès sacrés de cet auguste Père de la Noblesse avoient pu voir de íanuit du tombeau les témoignages touchans de fa reconnoiísence, ils en eussentété certainement attendris. Vit-on jamais en effet un spectacle plus intéressantque cette pyramide vivante élevée à l’honneur de ce Monarque, au service quifut fait pour lui dans la chapelle de í’ÉcoIe Royaíe-militaire, où tous les Élèves,en grand deuil, furent placés par étages & en gradins jusqu au sommet de cecatafalque de l’efpèce la plus neuve, & qui étoit terminé par le cénotaphe duMonarque défunt \
Quant à i édifice en lui-même, qui, outre futilité de son objet, réunittout ce qui peut concourir à former les Officiers fes plus instruits, & par consé-quent les meilleurs de nos armées, il a de grandes beautés dans les partiesfur-tout qui ont été faites pour être décorées; mais on a considérablementretranché du premier pian.
Un reproche fondé qu’on peut faire à f Architecte, est «savoir fait au pour-tour & dans fintérieur du champ de Mars des terrasses qui, en rétrécissentconsidérablement f enceinte, ont mis dans l’impoífibilité de la faire servir à f objetpour lequel elle avoit été destinée.
ÉCOLE MILITAIRE DES CHEVAUX-LÉGERS
de la Garde ordinaire du Roi.
Personne ne doute des avantages qui résultent pour le service, de l’insetraction des Officiers dans les diverses parties de fart militaire. On seit quedepuis long-temps on a établi des Cours de Mathématiques pour les Élèves de1a Marine royale, pour le Génie, f Artillerie, les Ingénieurs-géographes, ceuxdes ponts & chauffées ; & que de ces diverses Écoles il est sorti une infinitéde sujets de la plus grande distinction* L’ËcoIe des Pages du Roi & de íaMaison royale, a été de même une pépinière d’excellens Officiers ; mais avant. rétablissement de celle des Chevaux - legers de ìa garde , aucune n avoit réunicet ensemble de connoifsences & d exercices qui rendent f Officier parfaitementinstruit.
Feu M. Ie Duc de Chaulnes , Commandant ce Corps de Noblesse, toujoursfixé fous les yeux du Roi à Veríailles, porta les plus grands foins à ce que les