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Discours sur les monumens publics de tous les âges et de tous les peuples connus : suivi d'une description de monument projeté à la gloire de Louis XVI & de la France : terminé par quelques observations sur les principaux monumens modernes de la ville de Paris, & plusieurs projets de décoration & d'utilité publique pour cette capitale / par M. l'abbé de Lubersac
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SUR LES MONUMEN S. x j

le sieur Duvernay, qui sacrifia íe reste de ses jours à consolider dans toutes lesparties dadministration ce nouveau monument. Qu nous soit permis dajouterici que le Comte de Lubersiac concourut également à ía formation de cettenouvelle École, en ce quil fut chargé directement, par le feu Roi, de formerdes Officiers dans les exercices militaires, & singulièrement dans la partie deléquitation, pour conduire d après les principes, règlemens & discipline établisà iEcoíe des Chevaux-légers de la garde, la nouvelle École-militaire, & q ueencore aujourdhui il sy trouve de ces mêmes Officiers, élèves du Comte deLubersiac. Cet établissement fut donc consacré à y recevoir la jeune Noblessedont les pères ont consumé leur vie ou leur fortune au service de la patrie.Si les manès sacrés de cet auguste Père de la Noblesse avoient pu voir de íanuit du tombeau les témoignages touchans de fa reconnoiísence, ils en eussentété certainement attendris. Vit-on jamais en effet un spectacle plus intéressantque cette pyramide vivante élevée à lhonneur de ce Monarque, au service quifut fait pour lui dans la chapelle de íÉcoIe Royaíe-militaire, tous les Élèves,en grand deuil, furent placés par étages & en gradins jusqu au sommet de cecatafalque de lefpèce la plus neuve, & qui étoit terminé par le cénotaphe duMonarque défunt \

Quant à i édifice en lui-même, qui, outre futilité de son objet, réunittout ce qui peut concourir à former les Officiers fes plus instruits, & par consé-quent les meilleurs de nos armées, il a de grandes beautés dans les partiesfur-tout qui ont été faites pour être décorées; mais on a considérablementretranché du premier pian.

Un reproche fondé quon peut faire à f Architecte, est «savoir fait au pour-tour & dans fintérieur du champ de Mars des terrasses qui, en rétrécissentconsidérablement f enceinte, ont mis dans limpoífibilité de la faire servir à f objetpour lequel elle avoit été destinée.

ÉCOLE MILITAIRE DES CHEVAUX-LÉGERS

de la Garde ordinaire du Roi.

Personne ne doute des avantages qui résultent pour le service, de linsetraction des Officiers dans les diverses parties de fart militaire. On seit quedepuis long-temps on a établi des Cours de Mathématiques pour les Élèves de1a Marine royale, pour le Génie, f Artillerie, les Ingénieurs-géographes, ceuxdes ponts & chauffées ; & que de ces diverses Écoles il est sorti une infinitéde sujets de la plus grande distinction* LËcoIe des Pages du Roi & de íaMaison royale, a été de même une pépinière dexcellens Officiers ; mais avant. rétablissement de celle des Chevaux - legers de ìa garde , aucune n avoit réunicet ensemble de connoifsences & d exercices qui rendent f Officier parfaitementinstruit.

Feu M. Ie Duc de Chaulnes , Commandant ce Corps de Noblesse, toujoursfixé fous les yeux du Roi à Veríailles, porta les plus grands foins à ce que les