DE L’AKCIENKE AGR 1 GENTE. 287les restes bien évidens des autres fondemens quiexistent alentour, sont autant de témoins muets ,qui feraient supposer, peut-être, que le peu quireste sur pied , n’est qu’une simple partie d’untout bien plus considérable P Je réponds à sontertio, que je ne conçois rien à l’étrange objectionqu’il renferme ; que la forme de la salle en ques-tion, ne me paraît nullement contraire à l’usageqit’on lui suppose ; que les tombeaux des anciensvariaient de genre et de forme ; qu’un espace dedix palmes carré , peut tout aussi bien contenirle cadavre d’un homme, que celui d’un cheval ;et, pour m’épargner une foule d’exemples inuti-les , je me borne à citer ici, la prétendue tombe deVirgile à Naples , tombe, qui offre un carré par-fait, et qui a la même dimension que celui dontje parle? Enfin, au quarto du savant, je répondsque les preuves qu’il apporte, et de l’amour desAgrigcntins pour leurs chevaux , et des monumensqu’ils élevaient à leur mémoire, me prouvent eneffet, l’érudition du critique , mais ne me prou-vent pas que l’édifice que j’ai sous les yeux ,soit plutôt le tombeau d’un cheval que d’unhomme?
Mais à quoi bon ressasser tant de livres et defaits , pour expliquer, ce que la seule vue du mo-nument explique ! Si ce qui reste de ce tombeau ,suffit pour prouver, que celui-ci appartient àune époque fort postérieure, sans nul doute, età la mort de Tbéron, et aux honneurs rendus