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Tome second.
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sombre pièce, dun palais sans cuisine et sans meu-bles ; ceux-ci viennent de dîner chez monseigneur lar-chevêque; et tandis que leurs altesses se promènent,pour digérer lemacaroni et les noix sèches, et épar-gner dautant le coton de la lampe, nos heureux pré-bendiers dépêcheront les vêpres, pour aller conso-ler les princesses, de labsence de leurs nobles époux;ou, peut-être, introduire en secret dans leur cham-bre , la jeune fille dont ils veulent le salut ? Tellessont cependant, continua Don Sévère, les seulesclasses en état dexercer lhospitalité , soit ici, soitdans tout le reste de la Sicile ; mais, dans ceux quilexercent, cette vertu suppose une bienveillancenaturelle, mobile ti ès-dillérent sans doute , dusentiment dorgueil, trop souventpris pour lui, parquelques observateurs bien vains et bien superficiels,dont Brydone et Borch furent le type ! Quoiquendisent ces deux voyageurs , ni nos nobles , ni nosprêtres nont jamais aimé létranger ; le sentimentsecret de leur propre infériorité, la jalousie que cesentiment ne saurait manquer de produire, sontautant de causes naturelles , qui doivent toujoursles éloigner de lui ; à ces causes purement secon-daires , se joignent aujourdhui des considérationsbien autrement puissantes : lexistence du corps,la conservation de son pouvoir, de son action : silest vrai quen Italie même, la présence dun étran-ger excite plus ou moins , de nos jours, linquié-tude de ces mêmes classes, et les craintes du gou-vernement; combien plus fortes et plus fondées