17© Nouvelle Exposition
il y a des minières tendres, ou un peu compac-tes de ce métal, au travers deíqueiies une certaine
Cette derniere efpece de fer est toujours mêlée de soufre • cepen-dant eile peut, étant .forgée » devenir auffi bonne que la pré-cédente. Comme le fer de fonte est encore fort impur, a’gre»fragile, & non malléable, on est obligé , pour le réduire dans kductilité , & pour le rendre traitable sous le marteau , de luif tire éprouver une nouvelle & longue fusion par un feu de laderniere violence ; or, pour y parvenir, on le porte à Raffinerie îc'est une efpece de forga qui estau niveau de la terre , & où il y aUn trou au milieu ; & à mesure que le fer fe fond, il coule dansle trou, où i'affineur remue fortement avec une barre de fer ,asin que les parues du métal s'anilîenr bien, car ^expérience aappris que plus k matière a été remuée vigoureusement , plusJe fer en est doux & de bonne qualité ; après que éette ma-tière a été suffisamment remuée, qu’eile a acquis de ia consistancepar le refroidissement , on k porte fur des enclumes où onla bat long-tems avec des grands & gros marteaux , pour enfaire sortir la terre & les autres impuretés qui pouvoient y être-interposées.* on a soin de le faire rougir dans le feu de raffi-nerie, par intervalles ,afin de le rendre plus traitable & de pou-voir mieux {'étendre èn tous sens , de lier exactement les par-ties métalliques, en un mot, pour lui procurer toute la ductilitédont, il est susceptible ; alors le fer est en íà perfection : il estmalléable Sc peut souffrir k lime.
Si l'on veut réduire ce fer en “barres ou en autres figures,on le porte dans une autre forge appellée la chaufferie ;c’est-làqu'on le fuit amollir par le feu, pour ['étendre facilement furune enclume, en la maniéré que l’on veut , soit en barrescarrées , ou rondes , ou plattes , en carillons , en bottes , encoûrçons , en cornettes , en plaques , en tôle, & en fil : ce ferétant mis à refroidir dans í’eau , prend alors le nom de fier
forgé. >,
La tôle n'est que du fer en barres, chauffé & étendu,avecdes marteaux, en plaques afíez minces & plus ou moins gran-des» on le bat ainsi , juíqu'à ce qu’elles soient douces & trai-tables : car si l'on outre-paífoic le martelage , elles deviendroientnoires.
Ce sont ces plaques de fer qu'on enduit d’étain , asm deles préserver de k rouille & de les rendre d'un plus grand magepour divers ouvrages ; or pour y parvenir, on blanchit d'abordla_ souille de fer dans des baquets pleins d'eau , & de cetteefpece de vinaigre qu’on tire du bled fermenté > ensuite après-avoir froté k tôle avec une éponge trempée dans un peu dé-collé , ou de poudre de sel ammoniac , ou encore de íël detirtre bien pulvérisé, on 1a plonge une demi-minute dans un-creuset de fer de dix-huit pouces de profondeur , rempli d'étainfondu j & cette lame de fer devient blanche & luisante : c’est-là ce qu'on nomme fer blanc ou tôle étamée. Cette opération , quiae íè fuioit au commencement de ce siécle,,qu'en Allemagne, e.Ct