201 N OUVE L LE EXPOSITIONpeu de cuivre s sont ainsi nommées par Vallerms Jminera eupri figurata , pisces rejerens / si la figure
augmente Faction, par le moyen d- un grand soufflet à deux vents ,,que fait agir un courant d’eau : il est important de confondre cettemine de cuivre torréfiée avec le charbon , & de îa fondre à grandfeu ; dans le premier cas, on entretient le métal dans la quantitédit phlogistique qui lui est nécefiaire pour l’empêcher de se con-vertir en chaux ; dans le second, c’est à dessein qu’ii conserve sonéclat métallique : car il a la propriété de se calciner facilement,& beaucoup plus vice , lorfqu’il est simplement rouge, que lorf-qu’il est fondu ; ce métal de la premiere fusion est aigre & cassant :il ressemble à de 1a pyrite ; on le nomme motte crue » ( roh-stein ) ou pierre de cuivre fondue.
On est encore obligé de faire subir à ce métal plusieurs autresfusions, pour le dégager par la seorification, &c. des matièresminérales & hétérogènes â se nature de cuivre , qui, restantconfondues avec lui, altèrent se parfaite ductilité, se malléabilité ,& même se couleur , puiíqu’il est encore ordinairement noir t aprèscette fusion ; auísi l’appelle-t-on cuivre, noir. Le nombre des fusionsSc calcinations n’est point déterminé dans les travaux en grand j,le tout dépend de la pureté de la mine : il lui faut ordinairementdepuis cinq juíqu’â onze fusions, 8c les fondeurs n’ont absolumentxu en diminuer le nombre, étant obligés de le refondre conti-nuellement juíqu’à Ce qu’il ait acquis une couleur rouge , médio-cre : alors on cesse ; mais si l’on en vouloir faire du cuivre .de ro~jette » il faudroit encore procéder à une ou deux nouvelles! fu-sions dans le fourneau de raffinage : c’est en cet état que le cuivrequi en sort est d’un beau rouge de brique, d’un grain fin , malléableà froid* & à chaud. Les Latins ont nommé ce métal ainsi purifiéces polofum , les marchands Européens, cuivre de rosette » & serChinois tìntenaque.
On fait couler le cuivre de la derniere fusion, c’est-à-dired’un rouge médiocre, dans des moules de sables où il s’y formeen pains, ou plaques tellement inégales, qu’on est toujours obligéde le refondre pour en former des pains ronds ou plaques quar-rées d’environ trois pouces d’épaiffeur sor quinze de large : c'est-îà l’eípece de cuivre dont on fe sert à la monnoie & dans les ar-senaux ; on l’appelîe dans le commerce monnaie de Suéde : se plu-part du cuivre nous vient de ce royaume, par la voie de Ham-bourg : il est en plaques rondes de vingt à vingt-un pouces de dia-mètre & d’une ligne d’épaiíseur ou environ : on l’appelîe cui-vre en fonds j chaque plaque pèse 4 ì 6 livres : elles sont for-mées avec les pains de cuivre fondu qu’on coupe entiers oupar quartiers : on les chauffe au feu ; & au moyen du martelage,on îes réduit en plaques ou lames : c’est avec cette efpece de cui-vre qu’on fait des chaudrons & autres ustensiles semblables : onFexpofe pour cela fous de certains pilons qui sont élevés,; avec desmachines mues par un courant d’eau ; alors un homme tourneces plaques avec ses jambes qui sont garnies de peau de mouton,& les met de telle forme qu’il veut, sens se servir presque de se&