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tradition sur un point tle foi essentiel , s’est perdue dansl’église depuis cinq à sis siècles.
» Or, ce système du plaisir prédominant détruit visible-ment tout mérite et tout démérite , tout vice et toute vertu.11 livre l’homme à un libertinage affreux et à un désespoircertain ; enfin , il fait de l’homme une bête , et de Dieu un tyran. C’est le pur calvinisme tant soit peu déguisé. L’unet l’autre s’appuient sur les mêmes principes, et se prouvent!par les mêmes argumen* j de sorte que le jansénisme peutêtre défini en deux mots : le huguenotisme un peu mitigé, »On voit aisément que l’auteur de cette opinion n’est pointimpartial. Racine , dans son Histoire ecclésiastique, a parléde Jansénius avec moins de passion et d’une manière diffé-rente de celle du père de Colonia. La Sorbonne censuracinq propositions extraites de Y Augustin en question ; etInnocent X les condamna par sa bulle Cum occasione , du3t mai i6S3. levais faire connaître ces cinq propositionspar un extrait de cette bulle, où elles sont nominativementcondamnées. «.Or , comme nous avions , dès le com-
mencement de cette discussion , ordonné des prières , tanten particulier qu’en public , pour exhorter les fidèles d’im-plorer le secours de Dieu , nous les avons encore ensuitefait réitérer avec plus de ferveur ; et nous-mêmes , aprèsavoir imploré avec sollicitude l’assistance du Saint Esprit,enfin secourus de la faveur de cet esprit divin , nous avonsTait la déclaration et définition suivante.
» La première des propositions susdites : Quelques com-mandemens de Dieu sont impossibles aux hommes justes ,lors même qu'ils veulent et s'efforcent de les accomplir selonles Jorces quils ont présentes , et la grâce leur manque parlaquelle ils soient rendus possibles ; nous la déclarons témé-raire , impie, blasphématoire, condamnée d’anathème ethérétique , et comme telle nouf la condamnons.