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Tome premier.
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le bourreau qui l’a dit. Henri IV , qui vécut adoré , qui.fut pendant son règne l’honneur et la gloire de la monar-chie française , Henri IV , l’objet de l’amour , de l'admira-tion des siècles , a été assassiné ; et Torquemuda , inventeurde l’inquisition , est mort paisiblement dans son lit ! Quandon songe à ce Torqurmada ; quand on pense à ses forfaitset qu’on lit son histoire , on se demande avec étonnementsi l’Espagne n’avait pas, de son temps , des gibets , desLourreatix , oti quelques bras assez hardis pour le poignar-der. Au reste , chargé de la haine et du mépris des nations ,Torquemada , en dépit de lui , et malgré lui est immortel.Voyez s’avancer, à travers les siècles, un moine au frontsinistre , au regard furieux , une torche à la main, et lais-sant derrière lui des tourbillons de flammes et des trace*

de sang ; c’est.c’est Torquemada . » M. de Langle

ajoute en note : « Ce Torquemada se vantait d’avoir faitbrûler plus de quatre-vingt mille hérétiques dans l’espacade trente ans. Quand Chaulieu a dit :

Ce doux inquisiteur, le crucifix en main,

Au feu, par charité , fait jeter son prochain,

Chaulieu peignait Torquemada .

C’est aussi Torquemada qui inspirait à l’auteur de la Hen-riade ces vers que tout le monde sait par cœur :

.Ce sanglant tribunal ,

Ce monument affreux du pouvoir monacal,

Que l'Espagne a reçu , mais qu’ellc-même abhorre ,

Qui venge les autels, et qui les déshonore ;

Qui, tout couvert de sang , de flammes entouré ,

Egorge les mortels avec un fer sacré.

Au sujet des jugemens de l'inquisition , l’auteur annonre :%r Qu’cn dépit du moinl; jacobin , Macauaz , qui publia,