qui l’aimait , et qui même lui avait fait précédemment unepension de mille écus , et lui avait promis la place d’his-toriographe. Ce roi avait même très-bien accueilli cette His-toire ; mais les traits hardis que l’on découvrit dans celivre par la suite le firent supprimer et firent donner lecongé à l'auteur. C’est à cette occasion qu’un seigneur an-glais lui dit : « Leti, vous avez fait une histoire pour lesautres et non pour vous ; il fallait au contraire la faire pourvous , sans vous embarrasser des autres. » Leti a composéun très-grand nombre d'ouvrages ; entre autres, le Syndicatd'Alexandre Vil ai> ~c son Voyage en l'autre monde , 1669in- 12. C’est une satyre emportée, comme beaucoup d’autres,que l’on doit à l'humeur querelleuse de cet écrivain , dontla plume, tantôt flatteuse et tantôt passionnée, est souventsouillée par des injures , par des mensonges et pardes inexac-titudes. Son style est cependant assez vif, mais diffus , mor-dant , hérissé de réflexions pédantesques et parfois dange-reuses. Comme historien , il s’attache plus aux faits extraor-dinaires qu'à la vérité On le regarde comme le Varillas del’Italie. Grégoire Leti, né à Milan en i 63 o , est mort àAmsterdam en 1701.
LETTRE. Lettre de sept Evêques à notre SaintPèt e le Pape Innocent Xf II , au sujet de la BulleUnigenitus, datée du 19 juin 1721 , in- 4.
Cette Lettre a été supprimée par un arrêt du conseil, du19 avril 1722,» comme téméraire, calomnieuse , injurieuseà la mémoire du feu pape ( Clément Xf ), au saint siège, auxévêques et à l’eglise de France , contraire à l’affermissementde la paix de l’église et aux déclarations de 1714 et 1720attentatoire à l'autorité royale, séditieuse et tendante à lauvolte. » Elle a été flétrie à Rome le S janvier 1722 par