Dans le troisième livre, le pofcte parle des irrévérence*que les dames commettent à l’église ; il leur dit :
Vous veniez tous les jours morguer le souverain,
Aux lieux plus éminens pour voir et être vues;
De mille faux appas toujours fort bien pourvues ,
Pour cajoler et rire à des complimenteurs
Qui vous louant n'étaient que d'accomplis menteurs.
Et puis il dit qu’elles parlaient
Tantôt au demoiseau, puis à la demoiselle,
Amusant celui-ci, parlant à celle-là;
Au scandale public de ceux qui venaient-Ià ,
Et faisant dans l’église avecque votre tête ,
Ce que sur le clocher faisait la girouette.
Et plus bas :
Si vous avez tenu le livre des prières,
Vous n’en avez jamais lu les pages entières àSans faire parenthèse avec quelque douillet ,
Tournant en même temps la tête et le feuillet ;
Cependant l’oraison, pour n’avoir fait que rire,
Ne s’achève pas là, cela s’en va s’en dire.
Que direz-vous après à Dieu pour ce délit ?
Que direz-vous après que vous n'aurez rien dit ?
Que si vous avez dit, ce n’était rien qui vaille ,
Faisant comme Caïn à Dieu barbe de paille.
Quelle élégance d'expression !
Mais le bon religieux se surpasse dans sa morale contreles joueuses.
Voilà quand à l’église : allons à la maison.
Pour voir après cela si ma rime a raison.
Les livres que j’y vois de diverse peinture ,
Sont les livres des rois, non pas de l’écriture;
J’y remarque en dedans différentes couleurs ,
Rouge aux carreaux, aux cceurs, noix aux picques, aux fleurs;