xvj PREFACE,
observé plusieurs fois à Tobolsk. II est vraisemblablequ’elle s’éleve souvent en silence par des conducteurs quinous font invisibles, & qu'elle n éclate qu’après être par-venue à une certaine hauteur.
Plusieurs Physiciens, &: en particulier M. le Marquisde Maffei & M. Beccari, font parvenus aux mêmes ré-sultats par des routes différentes ; mais il faut convenirque, malgré ces découvertes, ce météore est un champpresque en friche - qui promet une récolte abondante àceux qui voudront le cultiver,
II seroit bien avantageux qu’on vît renaître le zele quianimoit l’Europe savante en 1753, lors des premieresdécouvertes. On manque de faits pour marcher sûre-ment dans la recherche des nouvelles vérités que nousoffre ce météore : ils peuvent seuls nous y conduire.
Destiné à concourir en 1769 à la découverte de laparallaxe du Soleil, je me propose de faire dans la Zonetorride, des observations semblables à celles que j’aifaites dans les pays glacés. Que je me croirai heureux,si l’on trouve dans mes travaux le fruit des espérances del’Académie ! On reconnoîtra du-moins le zele de sesMembres à remplir ses vues, & celles des Ministres éclai-rés qui ont concouru au succès de ces voyages. A portéede connoître les intentions du Souverain, ils savent qu’onne peut mieux lui plaire qu’en lui faisant part de tout cequi a rapport au bonheur de ses Peuples; qu’augmenternos connoiffances, c'est être le bienfaiteur de l’humanité,étendre la gloire de LOUIS & celle de la Nation.
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