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Le Danube , après avoir traversé la vaste plaine des environsd’Ulm, coule entre deux chaînes de montagnes: elles n’ont d abordque très peu de hauteur, & font très éloignées ; mais elles s’élèventinsensiblement, se rapprochent de même, ne forment plusqu une gorge à quelques journées d'Ulm. Les rivages de ce fleuven offrent alors communément que des montagnes escarpées &í ari-des : mais dans les terreins fertiles , les prairies, les coteaux, & lesbois dispersés çà & là, forment à chaque instant avec les Villes ôcles Bourgades, de nouveaux points de vue ; ils présentent aux re-gards avides du Yoyageur tranquille fur son bord, une variétéd’objets toujours plus riants.
Le lit du Danube est si ferré par des maffes de rochers dans quel-ques endroits de ces montagnes , qu’on ne s’expose point à le re-monter dans ces gorges, tandis que d’autres Yoyageurs le descen-dent. Ces courts trajets exigent beaucoup de précautions de la partdes Mariniers, parce que ces rochers étant à pic ne laissent, en casde naufrage, aucune espérance de salut.
Cette disposition locale nous obligeoit à ne faire que de courtesjournées • mais à peine avoit-on mis le bateau à l’ancre , que j’alloisfur ces montagnes, pour en déterminer les hauteurs avec le baromè-tre. Je n’en ai jamais trouvé qui eussent plus de trois cents à troiscents cinquante toises de hauteur : elles étoient cependant domi-nées par d’autres qui s’élevoient de plus en plus , à mesure qu’ellesétoient plus éloignées du Danube. La neige couvroit toutes cesmontagnes, tandis qu’on nen trouvoit pas le plus petit vestigedans tout le Pays situé fur les bords du fleuve.
Arrivé proche de Ratisbonne , je sortis du bateau avec M. Du-rieul, pour parcourir les environs de cette Ville, dans le deílein defaire quelques recherches fur l’Histoire Naturelle. Nous nous occu-pions de cet objet toutes les fois que nous débarquions. M. Durieulse prêtoit avec d’autant plus de zele à ces recherches, qu'il réunit à
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