en Sibérie, 7
à Paris, d’obtenir que mes instruments ne fuísent point déballés. IIeut la bonté d’écrire à ce sujet à M. le Baron de Cotée, qui avoit larégie de la Douane. Je sus enchanté de ses politesses, Lc des ordresquil avoit donnés.
J avois observé pendant le cours de mon voyage fur le Danube Jla hauteur du baromètre : mais l’usage que je devois faire de mesobservations exigeoit que je les comparasse à celles faites à Vienne.J’y trouvai le Pere Hell, Jésuite , Professeur d’Astronomie, connupar son mérite distingué dans cette Science& par ses Ephéméridesdont il enrichit chaque année TEurope savante. Le PereLiesganig,de la même Société, & qui s’occupe avec succès dans le même genre,voulut bien se charger de faire des observations correspondantes àcelles que je ferois par la fuite, 8 c me communiquer celles quil avoitfaites pendant mon voyage fur le Danube. Nous déterminâmesdans son Observatoire la déclinaison de la boussole de treize degrésvers T Occident, & nous comparâmes en même-temps nos baromè-tres.
J’appris de M. le Baron de Vanswieten , premier Médecin deTlmpératrice, òc Associé de notre Académie , qu il employoit avecle plus grand succès Télectricité, pour guérir les rhumatismes , &cles autres infirmités de ce genre , tandis qu’en France les maladesn’en reçoivent presqu’aucun soulagement. Cette différence auroit-elle sa source dans la différence des climats, ou n’auroit-on pas saisila vraie route dans Inapplication de ce remede ?
Je partis le 8 Janvier de cette Capitale , après avoir reçu de gran-des marques de bonté de M. le Duc de Pralin, pour lors Ambassa-deur â Vienne. M. Favier, qui alloit à Pétersbourg en qualité deSecrétaire d’Ambassade, se joignit à nous : nous arrivâmes le 9 Jan-vier 1761 â Nikolsbourg, petite Ville assez bien bâtie. On y voirun assez beau Château , & une belle Fontaine. La Ville deBriinn ,où nous séjournâmes le même jour, est fortifiée , mais médiocre-