E N S I B E R I E. r Z
beure <k le miel ; les abeilles le déposent dans le tronc des arbres ,au milieu des bois. Ceux qui font convaincus a avoir enleve dumiel qui ne leur appartenoit pas , font condamnés à mort : leurProcès fait, on les attache nuds à l’arbre où est la ruche à miel ; onleur ouvre le ventre vers le nombril, on fait sortir par cette ouver-ture tous les boyaux, quon entortille autour de l’arbre , & on leslaisse ainst mourir de la mort la plus cruelle. Cette punition n estcependant presque plus en usage actuellement.
Toute la Noblesse ne jouit pas à beaucoup près du même état enPologne : la plupart ont des biens fonds ; d’autres ne jouissent quedes bienfaits du Roi. Le Monarque ne peut y être que bienfaisant,
&: ne peut jamais y faire du mal. 11 n appartient qu’au Souverain dedonner des Starosties, ou Terres considérables. Une famille n’a ledroit d’en jouir que jusqu'à la mort d u pere, à moins que le Souve-rain ne la donne de nouveau à ses héritiers. II arrive quelquefois quedes Polonois très opulents tombent tout-â-coup dans la misere :toute la famille est alors obligée d’entrer au service des Riches, &souvent des Etrangers qui résident à Varsovie..
Cet état de servitude ne dégrade pas en Pologne : un jour de Dietele Gentilhomme domestique quitte son Maître pour aller donner sa .voix. 11 obtient quelquefois une Starostie, <k devient a son tour ungrand Seigneur.
Tous les Grands de la Pologne donnent le nom de Palais à leursHôtels, quon ne regarderoit ailleurs que comme des maisons detrès petits Particuliers. Quelques-uns font cependant assez beaux ,sur-tout le Palais du Grand Maréchal.
Je partis le irj de Varsovie, avec M. Favier : nous traversâmes laVistule fur la glace ; elle a dans cet endroit soixante toises environde largeur. Nous passâmes le 28 par le Village de Pirdeleiova. CinqFrançois de la même famille avoient été assassinés quelques joursauparavant par des Russes auprès de ce V illage. La mere, du nom