e k Sibérie, Z 5
íe plat pays, fans doute parce que les grands vents l’avoient rassem-blée dans les endroits qui opposoient des obstacles â la direction duvent. C’est par cette raison ou il y en avoir une si grande quantité lelong de cette montagne : je la suivis jusqu'a Niznowogorod , & jeremarquai dans plusieurs endroits les mêmes couches dont j’ai dé j aparle plus haut. Mon premier foin en arrivant dans cette Ville futd’aller voir M. Ismaelof, qui en étoit le Gouverneur : je devois luiremettre des lettres de M. de Woronzof, Grand Chancelier. CeMinistre n’avoit point borné ses bontés à me procurer des lettres derecommandation pour tous les endroits où je devois passer ; il avoirencore donné des ordres avant mon départ de Saint-Pétersbourg,pour que j’eusse fur ma route tous les agréments qu on pouvoit meprocurer. Je dois ajouter que plusieurs autres Seigneurs m’avoientprévenu, en me donnant de même des lettres qui portoient desordres pour leurs Gens d’Affaires : aussi je trouvois auprès d’eux lesplus grands secours. Si je me fuis trouvé dans quelques circonstan-ces fâcheuses , je ne dois l’attribuer qu’au Pays Òc au naturel duPeuple qui l’habite. On n’est point â l’ubrì de ces événements dansles régions les plus policées ; à plus forte raison dans la Sibérie , siéloignée des yeux du Souverain.
J’appris par M. Ismaelof, qu’il y avoir dans la Ville un Françoisnommé Boudet, chargé de leducationdes enfantsd’une des princi-pales Maisons de la Ville : il se n acquittoit avec distinction ; aussi(étoit-il très estimé & considéré dans cet endroit. II me vint voir lemême jour, òc me conduisit dans tous les endroits que jedésiroisconnoìtre.
M’étant arrêté â Niznowogorod, pour faire raccommoder mestraîneaux, je passii toute la journée du zo â voir la Ville , dont laposition est des plus agréables : elle est située en amphithéâtre , furla rampe d’une montagne dont le bas est arrosé par le Volga. Ontrouve sur cette montagne une plaine considérable : le terrein, situé
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