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an j & la poude de sel se vendant cinquante kopykkes ( i ) > cettechaudière produiroit dix-huit mille deux cents roubles par an , ouquatre-vingt-onze mille livres de France, produit de douze milledouze quintaux de France.
On n emploie que six hommes à une chaudière ; autrefois il yen avoit dix : le premier a treize kopykkes par jour ; parmi les cinqautres, les uns en ont dix , les autres huit : les suppoíant à neuf , ladépense journalière pour les Manœuvres est; donc de cinquante-huitkopykkes par jour, & de deux cent onze roubles par an.
On consume par cuiíson dix toises quarrées de bois ( la toise est:égale à trois archines & demi), la toise quarréede bois coûte trentekopykkes, Le les dix toises trois roubles ; la dépense du bois est doncde cinq cent quarante-six roubles par an.
Chaque Saline a quatre Ôc stx chevaux : supposons-en cinq , ilscoûtent chacun vingt kopykkes de nourriture par jour ; ce qui faitune dépense annuelle de trois cent soixante-cinq roubles pour lanourriture des chevaux. Supposons six autres hommes pour avoir foindes chevaux , des pompes , & leur paye à stx kopikkes. Quoiqu’onpuìste regarder comme nulle la dépense de sentretiendes bâtiments,parle mauvais état ou ils font, je la supposerai de deux cents roubles,L’achat des chevaux est de sept â huit roubles ; & comme il n’enmeurt pas tous les ans, cette dépense ne seroit jamais de dix roublespar an. Supposons-la de cent, à cause de sentretien des harnois ; ladépense de ^exploitation de ces Salines n ira jamais au-delade seizecents roubles ,ou huit mille livres argent de France. Le produit estde dix-huit mille deux cents roubles, ou quatre-vingt-onze millelivres argent de France. Cette premiere chaudière produiroit doncde net seize mille stx cents roubles, ou quatre-vingt-trois millelivres argent de France, ôc les deux chaudières produiront plus de
(i) Un kopykke vaut environ un fou de notre monnoie.
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