/
en Sibérie. 109
mites un degré de chaleur qui faiíoit monter le même thermomètrea cent douze degrés (1). On croyoit, d’après M. Boerhaave , queles hommes ne pouvoient pas supporter un degré de chaleur de cin-quante-quatre degrés, & que les animaux &c les végétaux dévoientpérir à un froid au délions de trente-quatre degrés. On a encore étélong-temps persuadé qu’on ne pouvoit pas produire un froid artifi-ciel plus grand que celui de trente-deux degrés ; &c M. Braun, def Académie de Saint-Pétersbourg, a congelé le mercure par unfroid de quatre cents foixante-dix degrés au thermomètre de M. De-liíle , qui répondent à cent foixante-dix degrés de celui de M. deRéaumur (z).
Ces vérités font voir le progrès de nos connoiílànces dans lascience des faits, & semblent nous rapprocher de la connoislancedes causes premieres, qui cependant nous seront peut-être toujoursinconnues.
(1) Volume de l’Académie des Sciences, de Tannée 1764, page 195 des Mémoires.
(z) Dissertation de M. Braun fur le froid artificiel, imprimée à Saint-Pétersbourg en