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subsistance ste leurs enfants, ils se font communément Moines ; &en cas ste concurrence pour un Evêché ou une Abbaye , le Moinequi a été marié doit avoir la préférence. Quoique, les enfants desPrêtres ayent la liberté de prendre un état différent de celui del’Eglife , l’uíage a prévalu. Ils prennent presque tous celui du Sacer-doce.
Les Evêques & les Moines jouissent en Russe de toutes les ri-chesses du Clergé. Les Prêtres font très pauvres, parce que les Cures& les Dessertes font trop nombreuses : le casuel fait le principalrevenu de ceux qui les possedent.
Les Evêchés font à la nomination du Synode ; mais il est nécef-laire quelle soit confirmée par le Souverain. Les Evêques nommentaux Abbayes & a toutes les places du bas Clergé : elles font amovi-bles , ainsi que celle des Abbés, & leur état dépend absolument ducaprice de leur Evêque. Cette subordination excessve rend les Evê-ques trop puissants à l’égard du bas Clergé : les Moines & les Prê-tres ne forment plus qu’un Corps de vils Esclaves ; ils ne paraissentdevant les Evêques qu’en suppliants, & dans un état d’humiliation.Les Prêtres ont peu de considération dans la Société, & parmi lesMoines, qui font leurs Supérieurs.Ils seroient encore plus malheu-reux , fans leurs femmes, qui rendent les Moines plus humains.
L’ignorance, l’ivrognerie & la débauche avec les femmes, fontTappanage du Clergé de Russe. Les Evêques & les Prêtres font a cedernier égard les moins déréglés : les premiers, à cause de leur âge ;& les derniers, parce que leurs femmes leur font aimer la sagesse debonne heure : ils s’en dédommagent par la boiílon.
Ils font du vin avec des herbes, quelques drogues, & de l’eau-de-vie. Ils ont de la bierre , & une efpece d’hydromel, dont la base estla liqueur qui suinte du bouleau au commencement de Pété. Leur