h n Sibérie, 2.1 j
le nombre des vérités connues, car on a encore mieux observé lesplantes que les hommes ; peut-être parce que les émigrations & lemélange des Nations n’ayant plus laiísé aux hommes leurs carac-tères originaux, ils font devenus par cette raison plus difficiles àsaisir, ainsi que l’observe M. Rousseau.
L’atmosphere est composée de différents fluides, de vapeurs &:d’exhalaifons qui s’élevent de la surface de la terre. Si l'on imaginel’atmosphere divisée par couches, les premieres contiendront lesparties les plus groíïieres ; &c à mesure qu’on s elevera, l’air devien-dra plus pur, il aura plus de ressort, & le fluide universel aura plusd’action dans le même rapport.
D’après ces notions, quoique générales, on est forcé d’admettre*avec M. de Montesquieu, l’influence des climats fur les Peuples rpeut-être ce grand Homme a-t-il trop étendu ses effets.
On conclut également de ce qui précede, qu’il est nécessaired’avoir égard à la hauteur du fol fur lequel vivent les hommes, pourpouvoir comparer leur caractère au climat.
La Russie n est , pour ainsi dire , qu’une vaste plaine depuisSaint-Pétersbourg jusqu a Tobolsk : une chaîne de montagsies Utraverse du Midi au Nord au soixante-quinzieme degré de longi-tude. O11 trouve dans différents endroits de cette plaine des endroitsélevés ou plateaux, comme à Moscou, Cacy , Ôc des monticules oubuttes dans d’autres endroits, ainsi que fur la route de Saint-Péters-bourg à Moscou ; mais elles font peu élevées. J'ai nivellé cetteplaine de Saint-Pétersbourg à Tobolsk , fur une distance de prèsde sept cents lieues, & j’ai traversé tk nivellé de la même maniérécette chaîne dans deux endroits différents, éloignés de íbixantelieues environ. Ces nivellements m'ont procuré avec exactitude le»hauteurs de toutes les positions où j'ai fait des observations en route..Ces résultats, combinés avec la Géographie & les autres connois-íaiices que j’ai acquises fur le Pays, m’ont procuré les moyens de