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si fort les sapeurs, qu’ils ne puissent plus chemi-ner, il faut, sans hésiter, faire sortir un sergentavec 6 ou 8 grenadiers, qui se portant subitementsur le haut du chemin couvert de cet angle,fassentfeu à bout touchant sur ceux qui l’occupent, etviennent regagner ensuite le boyau au plus vite,répéter cette manoeuvre si l’ennemi s’obstine,c-t, pendant ce temps, profiter des intervallespour avancer promptement la double sape; et,lorsqu’elle est parvenue à 5 ou 6 toises de la pa-lissade, il faut jeter aussi force grenades, ceque l’on pourra commodément à cause cle hproximité; mais cle plus loin, cela est inutile,car nos troupes 11’y entendent rien, et ne les lan-cent pas, soit manque d’exercice ( J ), soit que
(1) Telle est la suite naturelle de la séparation de l’artde la guerre en deux branches, dont l’une est ex-clusivement abandonnée aux seuls ingénieurs! L esofficiers des troupes, qui ne s’inquiètent en rien decelle de ces deux branches qui a l’attaque et la d c 'h-nse des places pour objet, n’exercent leurs trou-pes à quoi que ce soit qui y ait rappoit. Les nomsrestent, à la .vérité, mais les choses s’abolissent-O11 a par-tout des compagnies de grenadiers, et nuU epaît d’hommes qui sachent lancer la grenade. Pres-que nulle part, il 11’existe-de véritables sapeurs-(’ist-à-dire d’hommes qui sachent exécuter unesape avec intelligence, promptitude et précaution-On dit qu’il y en a chez les Autrichiens. l’eut-ct » 2