BIBLIOGRAPHIQUE UNIVERSEL. /fia
chaque prédicateur, une notice des meilleures éditions des serinonsdont il y est question.
STATISTIQUE. — Casp. Thurmanni Bibliotheca statis-tica , seu auctores præcipui, qui de ration e status etquæ eo pertinent, in genere et in specie, de statis-tis , seu status, aliisque, ministris aulicis , et consi-liariis, nec non de ambasciatoribus , residentibus,et mediatoribus pacis , ut et de casibus ministroruniaulicorum tragicis, et denique de bonis domaniali- ,bus, scripserunt. Halæ Magd. 1701, in-4.
On voit par le titre de cet ouvrage qu’il n’embrasse pas précisé-ment les objets qui composent la science que nous nommons mainte*tiant statistique ; mais nous en prendrons occasion pour donnerquelques détails sur ce que l’on entend maintenant par ce mot. Lastatistique est une science moderne qui a pour but de faire connoîtrela situation et les forcés physiques, morales et politiques d’un paysquelconque; c’est-à-dire, qu’elle traite dans le plus grand détail del’étendue des empires, de leur histoire, de l’état de leur populationen général et en particulier, de la division et du prix des terres , del’industrie, des manufactures , des revenus , des dépenses , du com-merce, de la pèche, des banques , des compagnies , du prix du tra-vail , de l’accroissement et du décroissement des forces de terre etde mer, etc. Enfin , c’est une espèce de géographie historique etpolitique. Le mot statistique tire son étymologie du mot status , quisignifie état, situation ; on en a formé l’adjectif statisticus , c’est-à-dire, qui s’occupe de la situation ; et du féminin statistica , en sous-entendant scientia , on a fait le mot statistique. La statistique a étépeu cultivée chez les anciens ; elle étoit connue sous le nom de géo-graphie. Il est vrai qu’on en trouve quelques traces dans Hérodote ,î*ausanias, Strabon , etc. Mais ces renseignements sont très incom-plets, et ce n’est que vers le commencement du dix-huitième siècleque l’on a eu des tableaux précis , des inventaires exacts de tout cequi constitue les richesses et les forces d’une nation. Les premierstableaux de cette espèce sont ceux qu’envoyèrent les intendants auxCuistres de Louis xiy, lorsque ce prince , toujours grand dans sesVues ) demanda des renseignements positifs sur l’état de la France ,pour qu’ils servissent à l’instruction du duc de Bourgogne . Mais ces