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renseignements étoient bien éloignés de la perfection et de Fesactitude que Von a obtenues depuis- D’ailleurs, le travail des intenta* 1 *®n’a eu aucun résultat, et je crois que leurs matériaux ont été, eapartie, consignés dans un Dictionnaire in-foh dont Thomas C° rneille fut éditeur. Quelque temps avant cette époque, un Àngl° lSnommé William Petty , médecin du roi Charles n , avoit publié uJÎouvrage sous le titre d’jEssai etarithmétique politique, dans lcfi 11 ,il traite de tout ce qui constitue la statistique. Cet ouvrage futsu lVld’uue foule d’autres du meme genre , tels que ceux de Halley, d’A venant, Kint, Grant, Yauban, etc. qui tous ont eu pour but, de ^der un système de finances, appuyé sur des calculs politiques. C’ €stainsi que la statistique s’établissoit avant même que son nom ^connu. Frédéric le Grand possédoit. parfaitement la géographie de $ cSEtats ; mais n’ayant pas une idée exacte des ressources qu’ils p° u 'voient lui offrir, il fit faire un inventaire de la population et à e -richesses de la Silésie, et successivement de ses'autres provinces. ^tira un grand parti de ce travail. Plusieurs princes d’Allemagne b 111 'tèrent son exemple et obtinrent les mêmes résultats. Bientôt le go utde cette science se propagea dans le nord de l’Europe et en Angb"terre. Mais le premier savant qui ait enseigné cette science est M. H^ 1 'nian Couring , professeur de droit public à l’université d’Helmsta^'II ne donnoit alors d’autre titre à ses leçons que Notitia rerunt p 11 'blicarum. Ce cours remonte à la fin du dix-septième siècle; il ijetarda pas à être imité par M. Bove qui établit une chaire pour ^même étude à Iéna , et par M. Becman , qui en créa une pareil ^ 3Francfort sur l’Oder . Cependant il faut dire que le système â’ el1 'seignement de ces professeurs étoit encore très incomplet. Lemérd ed’embrasser tous les objets qui constituent la science, appartic* 1 ’’tout entier à M. Achenwal, professeur d’histoire moderne à Gcetti* 1 'gue. C’est à cet écrivain distingué que l’on doit le mot stcuisiiqt ie ’il établit une chaire spéciale de cette science à l’université de ceV eville vers Van 174^ ; six ans après , il publia un ouvrage dans lequ e ^il exposa les principes de cette science. Les résultats qu’on p eütespérer de l’étude de la statistique sont tellement avantageux <l liedans le pays où elle est le plus cultivée , c’est-à-dire , en Allemag 1 ' 6 ’il y a dans chaque université une chaire de statistique; et ce cours e5tconfié, soit au professeur d’histoire moderne , soit au professeursciences politiques. La plupart de ces professeurs ont publié des oitvrages sur cette science ; de ce nombre sont MM. Scheutzer, à G® £