210 I» A PUCEL LE.
Koramé jadis le docteur séraphique ,
Subtil, profond, énergique, angélique,Commentateur d'imagination,
Et créateur de la confusion,
Qui depuis peu lit Marie à la Caque.
Autour de lui voltigea t l'équivoque ,
La louche énigme , et les mauvais bons motsA. double sens , qui font l'esprit des sots ;
Xies préjugés, les méprises , les songes ,
Les contre-sens, les absurdes mensonges :Ainsi qu’on voi t aux murs d'un vieux logislies chats-huants et les chauves-souris.Quoi ou’ilen soit, ce damnablo édificeFut fabriqué par un tel artilice ,
Que tout mortel qui dans ces lieux viendraPerdra l’esprit tant qu’il y restera.
A. peine Agnès, avec sa douce escorte,
3De ce palais avait touché la porte,
Que Bonifoux, ce grave confesseur,
Devint l'objet de sa fidèle ardeur ;
Elle le prend pour son cher roi de France .
O mon héros 1 è ma seule espérance 1Ee juste ciel vous rend à mes souhaits !
Ces fiers Bretons sont-ils par vous défaits?!N’auriez-vous point reçu quelque blessure?Ah î laissez-moi détacher votre armure.
Eors elle veut, d'un effort tendre et doux ,Oter le froc du père Bonifoux,
Et, dans ses bras bientôt abandonnée ,
E’œil enflammé , le cou vers lui tendu,Cherche un baiser qui soit pris et rendu.Charmante Agnès , que tu fus consternée ,Eorsque, cherchant un menton frais tondu ,Tu ne sentis qu'une barbe tannée,