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Tout ce que l’on peut désirer à cet égard se trouve réuni dans la disposi-tion circulaire du bâtiment, ou ce qu’on appelle la forme panoptique. Lesconservateurs et les lecteurs seront placés au milieu d’une vaste rotonde oùviendront aboutir huit grandes galeries. Ces galeries seront formées pardes murs disposés en rayons divergens , et des deux côtés de ees murs serontplacés des corps de bibliothèque.
On conçoit facilement que celte disposition permeltanfde profiter des deuxcôtés des murs pour y mettre des livres, on peut en placer deux fois plus ;que les livres seront plus rapprochés du centre , ce qui en rendra le ser-vice et la surveillance plus faciles ; que cette surveillance sera complète ,puisque le chef ou conservateur de la bibliothèque , installé au milieu dela rotonde, verra d’un coup-d’œil l’extrémité de toutes les galeries , ettoutes les personnes qui y circuleront.
Celte forme circulaire permettra de placer 800,000 volumes dans unespace de 1,900 toises carrées.
D’autres dispositions accessoires rendront le bâtiment incombustible : lapierre, le marbre, le fer, la poterie, le zinc, seront les seuls matériaux em-ployés; l’édifice pourra être chauffé par la vapeur provenant d’un bâ-timent isolé. Chaque salle sera partagée dans sa hauteur par quatre galerieslégères en fer.
Tous les corps de bibliothèque ou armoires vitrées n’auront que 6 piedsde hauteur, afin que l’on puisse ôter et remettre les livres sans échellesmobiles et sans marche-pieds. On y parviendra par des escaliers tournans,en fonte, placés derrière les colonnes de la rotonde.
Tous les livres seront à l’abri de la poussière,’et dans des armoires fer-mant à clef.
La dépense totale de celle vaste construction n'excèdera pas la sommede 8 millions, au dieu de celle de âfi millions dont on avait parlé auxChambres en 1833.
Enfin celle belle entreprise ne coûtera rien à l’État, puisque les bàti-mens actuels occupés par la Bibliothèque royûle rue Vivienne, rue Riche-