à
lieu et rue Neuve-des-Pclits-Champs, placés dans le plus beau quartierde la capitale, sont évalués à une somme égale.
En prenant des arrangemens avec plusieurs entrepreneurs, il sera fa-cile d’en terminer la construction dans l’espace de trois ans.
Pour apprécier les grands avantages présentés par ce plan, il faut entrerdans quelques détails sur le nqjÿtre actuel des volumes de la Bibliothèqueroyale, sur leur nombre futur, sur l’emplacement à adopter et sur ladépense que cela occasionnera.
On a toujours cherché à augmenter l’importance des grandes biblio-thèques en exagérant le nombre des volumes qu’elles renferment.
Ceux qui seraient curieux de faire des recherches à ce sujet pourrontconsulter les ouvrages de MM. Barbier, Bailly, Bouchot, Blumc, Dibdin,Ebert, Malchus, Petil-Kadel, VVilkin et de beauedhp d’autres; on trou-vera surtout dans un ouvrage récemment publié par M. Balbi (Essai sta-tistique sur les Bibliothèques de P ienne ), des détails fort inléressans.
Pour donner une idée de l’exagération que l’on met en parlant de cesbibliothèques, nous indiquerons qu’on a donné :
A la Bibliothèque royale,
900,000 vol.200,000, 000,000200,000400,000280,000
300,000 vol.600,000500,000700,000300,000 *
Ce n’est pas ici le lieu de relever ce que ces évaluations ont évidem-ment d’exagéré. Nous ne pouvons cependant nous empêcher de citer ce
* On sait que ce n’est pas le nombre des livres qui fait le mérite d’une bibliothèque.Celle du duc de La Vallièrc, la plus belle qu’on ait jamais mise en vente et qui a produit464,000 fr. , ne contenait que 5 ,G 6 o articles : un seul volume, la Guirlande de Julie, *été vendu 14,000 fr.