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que dit M. Balbi des archives de Venise , qui renferment dans 298 sallesle nombre incroyable de 8,664,709 volumes ou cahiers. Ainsi, d’aprèsson calcul (p. 120), si toutes les feuilles étaient mises à la suite les unes desautres, elles pourraient faire onze fois le tour du globe !
Nous ne nous arrêterons pas à discuter ces chiffres ; mais nous allons tâ-cher d'évaluer d’une manière approxim^iye les livres de la Bibliothèqueroyale.
On a beaucoup varié sur le nombre des volumes qui y sont renfermés.
M. Barbier l’évaluait, en 1805 , à 200,000 vol.
MM. Ebert, Petit-Radcl et Boismarsas, 350,000
MM. Bailly et Villenave , et la Revue britannique, 450,000
MM. Bisinger et Aifdré, 800,000
M. Schnabel, de 500,000 à 900,000
non compris les manuscrits.
Le savant M. Van Praet, en 1791, s’était donné la peine de les compterun à un, et il avait trouvé 152,000 volumes, dont 23,000 in-fol., 41,000in-4°, et 88,000 in-8° et in-12.
Depuis cette époque le nombre a dû en augmenter considérablement.
Aussi MM. Van Praet et Dcmanne, conservateurs actuels, assurent qu’en1822 la Bibliothèque royale possédait 450,000 volumes et autant de bro-chures, qu’on pouvait évaluer à 50,000 volumes; ce qui ferait en tout500,000 volumes.
D’après les calculs de M. Balbi (p. 77), les acquisitions faites depuis lorsont dû porter le nombre total à 700,000 volumes. M. Guizot , ministre del’instruction publique, a annoncé à la Chambre des députés (séance du31 mai 1833) que la Bibliothèque royale contenait 627,000 volumes;M. Arago assurait le môme jour qu’il n’y en avait que 350,000 classés.
Enfin le budjet de 1836 (p. 335) évalue ce nombre à 700,000 volumesimprimés, et 80,000 manuscrits.