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Mémoire sur la bibliothèque royale : où l'on indique les mesures à prendre pour la transférer dans un bâtiment circulaire, d'une forme nouvelle, qui serait construit au centre de la Place du Carrousel : cette bibliothèque contiendrait 800,000 volumes : elle serait incombustible, d'un service et d'une surveillance faciles; tous les livres seraient renfermés sous des châssis vitrés, et accessibles au moyen de galeries et escaliers en fer : elle n'occuperait que 1,900 toises carrées, et pourrait être entièrement terminée dans trois ans, pour la somme de 8 millions; elle ne coûterait rien à l'Etat; les terrains et maisons occupés par la bibliothèque étant d'une valeur égale / [Benjamin Delessert]
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remplacement actuel de la Bibliothèque royale, et sur ceux lon a pro-posé de la transférer.

Depuis la loi du 10 juillet 1822, qui avait prononcé la réunion des bâ-ti ni en s de la Trésorerie à ceux de la Bibliothèque , elle a été isolée de troiscôtés, et sa superficie augmentée de 1200 toises.

Elle occupe actuellement un vaste terrain situé entre les rues Riche-lieu, Neuve-des-Petits-Champs et Vivienne; elle a la forme dun carrélong, dont 100 toises donnent sur la rue Richelieu, HO sur la rue Neuve-des-Pelits-Champs, et 60 sur la rue Vivienne, ce qui fait en tout 4.§00toises carrées.

Elle nest pas isolée sur la quatrième face, ce qui est un grand incon-vénient en cas dincendie.

Depuis plusieurs années on avait commencé à bâtir une aile sur la rueVivienne ; mais les fonds accordés sur cette somme ont été bientôt épuisés,et les 300,000 francs dépensés nont servi quà élever une portion de murset quelques piliers abandonnés depuis deux ans, et qui ne présentent que letriste aspect de jeunes ruines ; cest ce qui a engagé dernièrement le gou-vernement à autoriser la construction de boutiques en planches le longde la rue Vivienne.

Lemplacement occupé par la Bibliothèque royale étant de plus de4.000 toises, serait bien suffisant pour lui donner tous les développe-mens possibles, ainsi que le disait M. Arago (31 mai 1833); mais ce quar-tier, étant devenu trop bruyant, paraît plus adapté au commerce et auxaffaires quà létude; on a donc cherché un autre local : on avait dabordpensé au bâtiment du quai dOrsay; mais nayant que 2,000 toises car-rées, il ne pouvait suffire; ensuite à celui de la rue Belle-Chasse, qui a7,000 toises carrées, mais il a paru trop éloigné du centre de la capitale.

Le gouvernement avait demandé, le 9 avril 1833, dans son projet deloi sur les travaux publics à continuer ou à entreprendre, quil fût ac-cordé une somme de 6 millions pour les bâlimens de la Bibliothèqueroyale ; mais la commission de la Chambre des députés napprouva pas ce