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Tome I.
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Tit. III. Des Grands Mais t r es. 281

maîî ce qui Je consoioit étoit que ion bétail iroit paitre dans la Forêt ùnsrisques; qu’au mois de Janvier 1707 > ledit íìeur Girardon, faisant la visitedes Forets contre ion ordinaire ( étant un mauvais sujet) assisté de Mulacson Valet-de-Chambre, & Souesne, Garde, avoit rencontré au bord de laForêt de Chizé du côté de Villemoncelle trois ou quatre femmes avec cha-cune une bourique chargée de bois sec, avoit dit au Valet de-Chambre Scau Garde de tirer fur les bouriques , & non content de les avoir tuées »avoit pris la serpe d’une de ces femmes , nommée Marguerite Cendrée , âgéede soixante-dix ans , & lui avoit fendu la tête , dont elle n'étoit pas encoreguerie ; que le sieur Pinon Intendant, l’avoit sçu , & néanmoins il n’eitavoit point été informé ; que la femme du sieur Girardon avoit dit à Souessede lui trouver quelqûes Marchands pour acheter 1 herbe de quelques quartiersdeprez , lequel avoit mené Jean Beloin du Village de Bussis; & cette femmelui ayant voulu vendre trop cher, il n’en voulut point ; qu’en haine de ce ,elle le menaça de s’en vanger, Sc en effet peu à près eile donna ordre àSouesne de, prendre ses bestiaux, de telle maniéré que ce soit; qu’il fut auChâteau de Niort prendre deux Soldats de la Garnison, les mena avec lutpour l’escorter , & furent chercher les bestiaux de cet homme, les ayanttrouvez les firent entrer en la Forêt, les emmenerent à Chizé à l’Ecu deFrance, où il fallut que le Particulier donnât cinquante livres pour les retirer,Sc douze livres de dépense , que Souesne avoit faite avec les deux Soldats.Qu’en 1702 & 1703, l’Abbé Cailletiere, frere du Maître particulier deCoulet, avec le Garde-Marteau, fit couper un arpent de bois en la Foréede Chizé , & conduire les meilleurs à Parsé qui étoit la maison du Maîtreparticulier , Sc à l’Isie qui étoit la sienne; & fit façonner en bois d’ouvrage ,ôc vendit le reste à André Chaste , Georges Fevrier Sc Benoît Teinturier:qu’au mois d’Octobre 1704 , cet Abbé avoit encore fait couper quantitéd’arbres en la Forêt d’Aunay , en la garde de Fragneau, Sc les avoit faitconduire Sc façonner en fa Maison de l’Isie ; que le sieur Grand Maître visi-tant les Forêts , & y ayant trouvé sept à huit souches coupées depuis peu,le Maître particulier demanda à Fragneau , qui avoit fait le délit? II lui diten particulier que c’étoit son frere l’Abbé, Sc il lui défendit de le dire auditsieur Grand Maître, à peine d’être cassé ; que Souesne, Garde , étoit Chi-rurgien Sc ne gagnoit pas dix pistoles > faisant des concussions pour s’entre-tenir Sc fa famille, tirant des Riverains argent, bled, chapeaux, toiles, vais-selle d’étain , souliers & autres choses qui lui étoient nécessaires, Sc four-nissoit au nommé Coulanjac , Benoît Sc Sarazin qui tenoient chacun unFour banal, le bois dont ils avoient besoin pour l’entretien de ces trois Fours,moyennant pension, faisant une dépense ordinaire comme une personne dedeux à trois mille livres de rente , se trouvant en toutes les compagnies ;étant accusé d’avoir volé Sc fait voler en sa garde des chevaux, Informa-tion en étoit au Siège de Chizé ; Sa Majesté vouloir être particulièrementinformée de ces faits, & s’ils se trouvoient vrais, faire punir les Coupablessuivant la rigueur des Ordonnances : Oui le rapport du sieur Defmaretz .&c. Sa Majesté’ en son Conseil, a commis le sieur Doujat,Intendant de Justice , Police Sc Finances en la Généralité de Poitiers, Sc lesieur Millon , Grand Maître des Eaux Sc Forêts du Département de Poitou,Tme L N n