z 64 Tit. III. Des Gr anBs Maistres^
une preuve de l’exactitude avec laquelle il a visité ics Bois dépendans de:l’Evèché de la Rochelle , mais il justifie en même-tems qu’il n’y a eu au-cunes dégradations commises par le défunt sieur de la Frezeliere, pendantle tems qu’il a été pourvû de l’Evçché de la Rochelle , puisque le sieurMilon déclare que ces Bois qui contiennent deux cens dix-fept arpens nefont garnis que de bois taillis, de toutes fortes de mauvais bois mêlez dechênes, qui font néanmoins bien garnis d’arbres , chênes, futayes anciens& de baliveaux de l’âge des coupes , qui étouffent les taillis , 6c en quelquesendroits les jeunes baliveaux ; que lefdits arbres chênes font de très mau-vaise nature , 6c peu propres aux bâtimens de Mer & autres bâtimens , 6ctrès-peu élevez fur leurs troncs , la plupart des anciens gelifs , defquels bali-veaux le sieur Milon déclare n’avoir pas pù compter à cause de leur grandequantité, 6cparce que le Bois est fourré de beaucoup d’épines impénétrables;il ajoute que s’étant appliqué fur la remontrance 6c réquisition des Syndicsdes créanciers du sieur de la Frezeliere , à connoître les prétendues dégra-dations , 6c arbres abattus dans les Bois, suivant le Procès-veibal des Offi-ciers de la Maîtrise , qu’il avoit entre fes mains , du 22 Septembre 1702 ,6c autres jours fuivans , il avoit compté 6c fait compter toutes les louchesdont les arbres avoient été abattus dans ce Bois > qu’il en avoit trouvé lenombre d’environ quatre cens soixante , dont deux cens vingt pouvoientavoir , comme il l’estimoit, été abattus du tems de feu sieur de la Frtze-here , 6c le surplus du tems de les prédécesseurs depuis vingt-cinq ou trenteannées; qu’il avoit ausiì remarqué qu’il y avoit dans ce Bois nombre devieilles louches de fcepts qui font de frêne , aubier 6c ormeau, qui font très-ánciennes 6c coupées mortes; qu’il n’estimcit pas que les Bois de Maillezaispussent être réputez futayes , qu’ils ne pouvoient être qualifiez que de buis-sons , étant d’ailleurs situez dans un lieu très-marécageux ; le Supliant n’au*roit besoin que de ce Procès-verbal pour faire voir qu’il n’y a point eu dedégradations commises dans le Bois de Maillezais par le feu sieur de la Fre-zeliere son frere , Evêque dé la Rochelle; 6c que par conséquent les condam-nations d’amende & de restitution de la valeur du bois prétendu dégradé ,que les Officiers de la Maîtrise de Fontenay-le-Comte ont fait monter àcinquante-huit mille quatre cens quatre-vingt livres , font injustes , 6c qu’ily a lieu d’en décharger le Supliant , pnisqu’il ne s’en trouve au plus quedeux cens vingt pieds d’arbres abattus pendant l’efpace de huit années quele feu sieur de la Frezeliere a été pourvu de l’Evêché de la Rochelle , 6cqu’il est aisé de concevoir qu’il avoit pû en couper un plus grand nombrepour son chauffage 6c pour l?s réparations qui étoient à faire, lar.s-commettreaucune dégradation, nuis il a outre cela cet avantage que le Procès-ver-bal-du sieur Milon avant été rapporté au Con'eil avec son avis , il est inter-venu Arrêt le 29 Décembre 1705", il a été ordonné que des trois censtrente arpens à quoi montent lés Bois dépendans de l’Ev êché de la Rochelle ,H en feroit marqué Sc mis en réserve le quart montant à soixante-seize ar-pens , sçavoir les quarante-un arpens qui sont dans le Parc de Chermenaultsitué près le champ qui appartient an sieur Evêque de Iq, Rochelle, 6c trente-einq arpens dans les endroits du Bois de Maiiìezais, où le terrain íe trou-v,eíaJe meilleur 6c--les arbres-de la plus belle ven-ue-, 6c à l’égard des trois.