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Tome I.
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446 Tit. IV. Des Maistres

Far l’examen du produit des ventes qui ont été faites depuis vingt ans dansle Tresfond de Valléry , le prix commun de chacun arpent revient à septcens livres ; ce qui feroit fur le pied du tiers de douze arpens deux tiersdeux mille neuf cens cinquante-cinq livres de produit annuel pour le droit deladite Abbaye.

A quoi il est encore juste d’ajouter ce qui peut revenir des ventes des cha-blis & menus marchez dans ledit Tresfond qui fera ici estimé, à raison dedeux cens livres par chacun an, à quoi ils ont été fixez par le résultat duConseil de S. A. K. que nous estimons être un pied à luivre , étant un droitcafuel qui tombe.en estimation : ce qui feroit de produit réglé Sc ordinairetrois mille cent cinquante-cinq livres pour ladite Abbaye de Valfery.

Par le même examen du produit des ventes qui ont été faites dans le Tres-fond de Longpont depuis vingt années , chacun arpent revient du prix com-mun à sept cens dix livres : ce qui doit produire fur le pied du tiers denierde huit arpens dix-huit cens quatre-vingt-treize livres par chacun an , Sc letiers des chablis à la même proportion ci-devant marquée pour l'Abbaye deValfery , cent soixante-treize livres ; lesdites deux sommes revenantes à deuxmille ioixante-six livres de produit annuel.

Surquoi il est à propos de remarquer que l’on ne fait ici l'estimation quedu tiers de huit arpens, quoique depuis plusieurs années on ait coupé parchacun an douze arpens dans ledit Tresfond de Longpont ; parce que toutleur Tresfond ne composant que douze cens arpens , ne peut fournir à l’âgede cent cinquante ans , fur le pied que la Forêt est reglée , que lesdits huitarpens ; Sc bien loin que ladite Abbaye puisse tirer avantage de la coupequ’on a faite de douze arpens depuis plusieurs années, pour augmenter unproduit ordinaire; au contraire comme les coupes ont été forcées dans ceTresfond, on feroit obligé dans la fuite de les réduire à une quantité au-dessous de huit arpens, ou même de cesser tout-à-fait d’y en faire aucunependant un certain tems, pour rétablir Tordre dans lesdits Tresfonds.

Par le même produit des ventes, chacun arpent vendu au Tresfond deS. Remy, revient auísi au prix commun à huit cens seize livres, faisant pourle tiers de ladite Abbaye la somme de quinze cens livres ou environ par cha-cun an, le tiers des chablis fera estimé deux cens livres, les chablis étant plusfrequens dans ledit Tresfond ; lesdites deux sommes faisant dix-sept cens liv.

A T égard de T Abbaye de S. Medard de Soissons , n’y ayant point eu deventes depuis vingt années dans ledit Tresfond , le bois n’ayant point encorel’âge nécessaire pour en établir, pour fixer le produit qui en pourroit revenir,quand même la futaye feroit en âge, il est nécessaire de Tétablir par rapportau prix commun du total des ventes depuis vingt années , fur lequel pied letiers de six arpens que produiroit ledit Tresfond , reviendroit à treize censquatre-vingt livres par chacun an , Sc le tiers des chablis à la somme de centlivres ; lesdites deux sommes faisant celle de quatorze cens quatre-vingt livres.

Le tiers denier de quatre arpens du Tresfond d’Ormoy , à raison de huitcens cinquante livres Tarpent, reviendroit à la somme de onze cens trente-trois livres, Sc pour le tiers dans les chablis foixante-six livres; lesdites deuxsommes faisant ensemble celle de douze cens livres.

Les Tresfonds de Montgobert & de Gaulnc, fur le pied des ventes depuis