7^4 Titre X I‘V.
jette , le principal attirant toujours i H.cicent ; joint qu’il ne l’a fonde que surce que Beauverger avoit allégué avoir droit sur partie des bois en question-,qui n’est point un fait de la compétence de la Maîtrse suivant f actinie du titrede la Juridiction des. Baux & Forêts, s’agissant du péritoine des bois entreParticuliers, dont la connoistance appaitient aux Juges ordinaires. A cc-scauses , requeroit ledit Bourdin , que fans avoir égard à la Requête duditProcureur du.Roi,.dont il fera débouté avec dépens, il plût à Sa Majestérenvoyer les Parties au Parlement pour y procéder suivant les dernierserremens , 6c que st Sa Majesté en faiíoit difficulté, attendu la disconvenancede quelques-uns des faits alléguez par les Parties , qu’il s’en trouve plusieursalléguez par lui , dont on a affecté de ne faire aucune mention dans leProcès-verbal rapporté par ledit Procureur du Roi , & d’autres qu’on aaffecté d’expliquer en dillìmulant des circonstances essentielles en ce qu’ellessuçotent pû préjudiciel- à la prétention des Officiers de ladite Maîtrise; or-donner que lesdits bois feront vûs ôc visitez par tels autres Juges qu’il plairaà Sa Majesté commettre pour dresièr Procès-verbal de l’état, consistance& qualité d’iceux, même du fonds, places vaines Ôc vagues desdits bois ,6cdes chemins de simples traverses qu’on voudroit faire passer pour cheminsRoyaux. Comme aussi de la séparation desdits bois de la Forêt delaLechellealléguezêtre joignans, contigus Sc dans l’enceinte d’iceíle, pour ledit Procès-verbal rapporté & icelui vû au Conseil, être fait droit ainsi qu’il appartien-dra. Celle dudit Nouette , Procureur, contenant qu’il est Officier depuisvingt cinq ans, qu’il L toujours fait fa Charge avec tant d’exactitude & d’hon-neur, qu’il n’appréhende pas-qu’on puisse trouver non-seulement de repré-hension , mais même de plainte contre iui, bien loin de craindre des con-damnations d’amende 6c d’interdictton comme le demande le Procureur duRoi, puisqu’il n’a fait que son devoir, qu’il est Procureur de Bourdin & defa famille depuis plusieurs années , ce qui est connu aux Officiers de la Maî-trise : ainsi il n’a pû fe dispenser d’occuper contr’eux pour Lui comme dars sesautres affaires , ôc au lieu d’en concevoir de la haine centre lui, ils devroienteux-mêmes en.avoir plus de considération pour lui & lui rendre justice ; maiscomme leur intérêt ne s’y accorde pas, 6c qu’ils en font aveuglez, ayant aussidu chagrin de n’avoir pas de bons moyens pour s’attribuer induement la con-p.oissance des instances nées entre Bourdin ,1e sieur Beauverger 6c les Damoi-selles de Boisteve, ils s’avisent de porter leur passion jusques contre le Procu-reur dudit Bourdin, pour le .chagriner 6c le troubler dans son emploi > à causequ’il ne s’est pas trouvé propice à leurs desseins , Sc de ce qu’il a fait sondevoir pour ledit Bourdin contr’eux , par la seule fidélité qu’il doit à fa pro-fession, avec trop d’exactitude ôc de diligence, Sc qu’il leur a ôté par les Arrêtsdes io & 14 Juillet dernier dont ils fe plaignent, la connoissance d’une-affaire qu’ils ont voulu fans raison se procurer , quoique pourtant en tout celaledit Nouette n’ait aucun intérêt personnel, qu’il ne fait que suivre les ordres-da fa Partie qui ne s’en plaint pas , 6c n’a garde de s’en plaindre, & qu’il ne.fait en un mot que ce que son devoir l’engage de faire, ainsi lui est il très-LÛfé de montrer que ce Procès ne lui est fait que par un pur esprit d’oppres-.sion Sc de vexation digne de reprehension; que Bourdin doit avoir expliquéJ,e fait A les contestations qui ont. donné lieu susdits Arrêts, & fait connoître