Martelage et Vente de Bois. 857
5c à cet effet ledit cahier étoit relié ès mains du Ureffier > avec défenses des’en désaisir. Vû aussi la Requête présentée à Sa Majesté par le sieur leBoultz , Grand Maître des Eaux & Forêts de Touraine, contenant qu’il n’a-voit été rien changé au cahier en question depuis ^adjudication , y avoit faitmettre que la Foret feroit vendue comme elle se poursuit & comporte , aulieu de fixer quatre-vingt arpens de futaye Sc deux cens vingt-sept arpens detaillis , pour prévenir les Procès entre le sieur Archevêque Sc i’Adjudicataire,en cas de moins de mesure, ne contenoit que quatre-vingt arpens de futaye& deux cens vingt-fept arpens de taillis , suivant l’arpentage qui en avoit étéfait, envoyé au Parlement Sc mis à la Maîtrise ; que suivant ses Proeès-verbaux envoyez au Parlement il étoit nécessaire de réceper toute la Forêt,tant futaye , que taillis , attendu la mauvaise nature du bois, la plupart morten cime Sc abrouti des bestiaux, Sc la mettre en coupes réglées de taillis; quel’Arrêt du Parlement le consirmoit en ordonnant la vente, suivant Sc au désirde l'Arrêt du Conseil du 19 Août 1698; que si on avoit laissé des bali-veaux, ils amoient empêché les rejets de profiter; étoit inoui d’en réserveren des récepages; avoit ordonné d’en laiíîer ès coupes qui seroient faites àl’avznir , pour que le sieur Archevêque ne se crût pas dispensé d’y en laisser ;que dans l’un des feuillets alléguez changez , étoit la présentation du sieu rlat Grandiere , pour recevoir le prix des bois & le consentement du Procu-reur du Roi ; n’y avoit eu qu’un intérêt sordide qui avoit fait agir les Offi-ciers de la Maîtrise , prétendant exiger des sommes considérables des Mar-chands ; que supposé que ^adjudication fût contre les réglés Sc contraire auxArrêts , les Officiers, étant lés inférieurs , n’avoient droit de l’annuller riichanger, n’avoient que la voye de remontrance au Conseil ou au Parlement;pourquoi requéroit qu’il plût à Sa Majesté ordonner qu’il lui feroit fait jus-tice proportionnée à l’offènse qu’il recevoit des Officiers de la Maîtrise deTours par leur entreprise fur son autorité, & pour avoir faussement & mali-cieusement supposé qu’il avoit fait un changement Sc altération au cahier del’adjudication des Bois en question ; autre Requête dudit sieur Archevêquede fours > tendante à ce que pour les causes y contenues il plût à Sa Ma-jesté distinguer les Bois de la querelle du sieur Grand Maître Sc des Officiers,pour empêcher qu’il n’en souffre pendant que ce Procès dureroit ; ce fai-sant > ordonner que ^adjudication feroit exécutée selon sa forme & teneur :Oui le rapport du sieur Chamillart, Conseiller ordinaire au Conéil Royal,Contrôleur Général des Finances : Le Roi en son Conseil,fans s’arrêter au Jugement du Maître Particulier de la Maîtrise des Eaux &Forêts de Tours, du 10 Novembre 1699, que Sa Majesté a cassé Sc annul-lé , a ordonné que l’adjudication faite par ledit sieur le Boultz , GrandMaure des Eaux & Forêts de Touraine , des Bois de Larcay dépendans del'Archevêché de Tours, le 29 dudit mois de Novembre, fera exécutéefélon fa forme & teneur ; fait Sa Majesté défenses audit Maître Particulierde rendre de pareils Jugemens à l’avenir , à peine d’interdiction & de tousdépens, dommages & intérêts. Fait au Conseil d’Etat du Roi, tenu à Ver-sailles le dix-neuf Janvier mil sept cent. Signé, Goujon.
S’il eût été vrai que M. le Boultz, Grand Maître , eût fait quelque chaa-'ïome /. QQqqq