Partie I
320 DE LA PfillSOOïHII
5 chaque page de mon livre étoit unmonu-,ment érigé a la décence , & un hymne à kpudeur.
On y disoit que je sappe les fondemensde l’au oritéjque je détruis les rapports quienchaînent l’homme à l’homme, & que jecanonise les forfaits les plus odieux.
Plein de trouble & d’horreur , j’ai osé con-duire la sonde dans mon ame : j’y ai vuune foule de foibleíìls, mais rien qui por-tât l’einprcinte de la méchanceté : j’ai recon-nu que mon caractère ne pouvoit m’entraînerà un crime réfléchi, & ma plume à en fairelelpge.
J’ai demandé a mes amis fi j’avois rompule contrat tacite qui hoir leurs âmes à kmienne ; ils m'ont embrassé la larme a l’cdh& telle a été leur réponse.
On m’accusoit de faire des rebelles demes concitoyens; & il n’y a. pas une lignede mon ouvrage qui n’établisse la paix des^ empires & h sûreté des rois .
Quel moment avoit-on choifi pour medénoncer comme séditieux ì celui où je ve-