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Tome premier.
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de u Nature. 167

sieiîes de Saturne, comme dans les plaines «— ,brûlantes de Mercure ou de Vénus, ï>Rtî

Une planète trop voisine du centre de sonsystème*, peut être rafraîchie par les exhalai-sons qu elle élève & par des nuages continusqui arrêtent la propagation de Tembrasement.

Le sol peut être imprégné de nitre & desalpêtre qui refroidissent l'atmosphère : c’est laraison qui fait que plusieurs régions du nou-veau monde situées fous la zone torride , nefont pas plus mortelles a leurs habitans, queles campagnes d’Italie & les plaines du Por-tugal.

Quand même la chaleur y seroit h son com-ble , ne sauroìt-on concevoir des êtres orga-nisés qui seroient à l’épteuve de son activité ?Seulement je me persuade que dans une pla-nète embrasée, T abondance même des prin-cipes de vie raccourcirent Inexistence de l’êtregénérateur. Qui fait si l’intervalle d’une annéede Mercure ne réuniroit pas l'enfance de seshabitans, leur âge viril & leur décrépitude ?

Je conçois aussi aisément des êtres animésdans Saturne que dans Mercure. U y a des

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