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Tome premier.
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Partie I,

2.44 De ea Philosophie

tige une Espagnole & un triton ( a )*

Après l’homme-poisson, le bipède qui aavec nous le plus de conformité, est lans doutel’Orang-outang ; or tous les voyageurs Rac-cordent a dire que cet habitant des bois re-cherche nos femmes avec autant d’ardeur quefa femelle; il viole les négresses, & c’est fansdoute fur ce canevas que f ancienne mytholo-gie a brodé l’histoire du libertinage des fau-nes , des satyres & des tegipans.

Locke, qui d’ailleurs a tant douté, ne dou-toit pas qu’une femme ne put être fécondéepar un singe ordinaire ( b ). Nous avons vu,en 1757 , une fille qui vécut cinq ans, & quiavoir la tête, les pieds , l’instinct & les mœursd’une guenon ( c) ; la mère attribuoit ce phé-

(<*) Journal des favans , année 1672.

(£) Effai sur V entendement humain , édit, //z-12, tom. y,v. z, ch. 6.

(c) Ce métis , disent les papiers publics, ne parla jamais*mais avoit le cri de la guenon ; on voyoit cet enfant nemarcher librement qu’à quatre pattes, & suivre aveuglémentfinstinct qui le portoit 2 imiter. Journal de médecine dumois de Mai 1757.