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Tome premier.
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338
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Partie l,

338 De ia Philosophie

en fuite, & la victime égorgée. L’humanité luiarracha alors un soupir ; les barbares ! dit- il enlui-même, ils méritoient de n avoir d’autremère que la mienne. j*

II s’approche en tremblant du corps ensan-glanté , qui palpitoit encore sur la poussière :

il voir.quel spectacle pour un cœur tout

neuf, & que le bonheur n’avoit pas encore en-durci! il voir que le malheureux qu’on venoitd’assassiner étoit un de ses bienfaicteurs, le frèrede la belle W aldémar ; il se précipite sur le seinde son ami, cherche à étancher le sang qui cou-loir encore de sa blessure, &, la bouche colléesur la fienne , semble attendre son dernier sou-pir , pour l’cmpêcher de s exhaler : toutes lesressources de fa tendresse furent inutiles ; leSuédois expira , & ce qui répandit encore plusd’amertume dans le cœur de son ami, il expirafans le reconnoître.

Cependant le sauvage, la terreur dans lesyeux, & le désespoir dans le cœur, dévoroit au-près du cadavre de son ami tout le fiel de sesréflexions; « je ne me fuis point apperçu, disoit-» il, dans mon ancienne demeure, qu’un ours