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Tome troisieme.
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de la Nature.bêtes ; on ne peut expliquer ici par quel artifice ——Newton a entendu le langage d’un Triton & L’Homme

SEIIL.

d’une Huître ; mais il est constant que les ani-maux ne parlent point' les phrases qu'u n per-roquet étudie , celles que I^eibnitz avoit ap-prises à un chien , ne prouvent pas plus eneux la faculté de parler , que la prononciationdu terme Jéhovah , ne prouve qu'un Patagonentend la langue de Moyse.

Cependant ce principe que les hôtes neparlent point, ne doit être adopté qu’avec mo-dification ; elles n’ont pas fans doute la languedes mots qui n’est parmi nous qu’une con-vention de société ; mais elles ont la languedes signes & elle leur suffit pour s’entendreentr’elles chacune dans leur espece ; ceux desanimaux qui chantent, varient les infléxionsde leur voix avec un art qui n’est point indiffé-rent pour satisfaire leurs besoins : leurs crissur-tout n’ont point cette uniformité qui ca-ractérise des automates : le cri de frayeur n’estchez eux ni celui de l’amour, ni celui del’étonnement. C’est cette réunion de signes ,de chants & de cris variés qui forme la languedes bêtes ' Lc si nous sommes tentés d’etv

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