Band 
Tome troisieme.
Seite
221
JPEG-Download
 

221

de la Nature.

y a fort peu de collèges où l’on apprenne "- -

que Y être est unìvoque à V égard de la subs-tance & de l'accident ; que les degrés mé~taphystques ne font distingués que -virtuelle-ment dans Vìndividu ; que le concret &l’abstrait/ont dans un ordre fyncatégorérna -tique. Les jeunes gens connoissent fort peuLocke , Mallebranche & l’abbé de Condillac,tandis qu’on leur fait réciter par cœur le Phì-lofophus in utramque partem , EdmondPourchot & le subtil Dagoumer (a) ; on ne

(a) Les meilleurs éléments de logique que nous ayonsfont sûrement l ’Art de penser ; mais cet ouvrage fi éton-nant , pour le temps où il fut composé, est à peine main-tenant un livre utile. Je comparerois son auteur à Rotrou,qui a fondé notre théâtre 8t qu’on ne joue plus depuisCorneille.

Pourquoi cette logique de Pott-Royal est-elle fondéefur la revêrie des idées innées ! Pourquoi toute la secondepartie ne roule-t-elle que sut des discussions grammaticales!Pourquoi toute la théorie scholastique des syllogismes yest-elle développée ! Pourquoi y trouve-t-on encore lesdix catégories d’Aristote, la définition des lieux com-muns , les modes des quatre figures, l’explication d»Jogogtyphe logique , purpurea llïace amabimus eientuli j&c ., &c., tyc. Cette logique n’eft donnée que comme u.3abrégé ; & pour en faire un livre utile dans tous les temps&. à tous les hommes, il faudroit encore le réduire à trentepages.